Anonyme dans le Métro : Sexe Brut et Disparition à Paris

19h30. Moiteur étouffante du métro ligne 6. Mes rangers débouclées traînent sur le sol crade. Jean noir moulant mes cuisses maigres. Piercing doré au nombril qui accroche la lumière pâle. Crop-top blanc sous blouson cuir ouvert. Lèvres peintes noir, cheveux rouge orangé en pétard. Je fixe Laura, ma blonde boulotte en face. “NON, TU DÉCONNES !” Je gueule sur son histoire avec Nathan et son mec bi. Elle a sucé les deux. Le wagon presque vide. Juste ce mec quarantenaire, costard sacoche, plongé dans son livre. Il mate en coin, rougit quand j’évoque un “vieux” comme lui.

Il balance : “Adulte dans la force de l’âge.” Silence. Puis : “Euh ouais, un vieux genre vous !” On rit. À Cambronne, tout le monde descend. On papote. Éloi, cadre, nous suit rue Lecourbe. Escalier en bois grinçant. Appart bordélique au dernier étage. Culottes au sol, polycopiés en pile, bières dans carton pizza. Je décide là : anonyme totale. Pas de vrai nom. Pas de passé. Juste l’instant, sexe brut. L’ombre m’enveloppe déjà.

L’approche anonyme dans le métro bondé

Je vire blouson, crop-top. Pas de soutif, tétons roses dressés. “Je vais me laver.” Douche rapide. Serviette autour taille, cheveux noirs de mouillé. Ils s’embrassent dans cuisine. Bave coule. Laura gémit sous ses mains sur ses fesses généreuses. Jalousie me brûle. “Ça va, les tourtereaux ?” Malaise. Laura file se raser la chatte. Je m’agenouille devant Éloi. Braguette baissée. Sa bite molle sort. Je l’enfourne, suce furieux. Branle rageuse. Il arrête : “Tu suces pour mauvaises raisons.” Il m’embrasse. Peau blafarde douce comme soie. Me soulève sur table. Bière renversée glisse au sol. Langue sur mon serpent tatoué. Pubis glabre. Elle fouille mes chairs roses. Acide, cannelle. Doigts courbés dedans. Je coule. Trémousse. “Continue…” Laura arrive nue, cheveux humides. “Je t’aime.”

Chambre. Couette froissée. Laura me roule une pelle vorace. Éloi bande dur. Capote enfilée. Il baise Laura à quatre pattes. Fesses claquent contre son ventre. Sueur perle son dos. “Tape fond ! Baise-moi !” Ses mollets tremblent. Elle jouit, éclate de rire. Manon lape sa cyprine sur la bite plastifiée. Puis capote virée. Langue sur couilles, méat. Aspire gland. Yeux noirs dans les siens. Il gicle. Chaud, épais dans ma gorge.

L’explosion de plaisir sauvage

Tendresse après. Bisous sur mon ventre maigre. Larmes coulent. Pizza surgelée dégueu, crémant tiède. Rires pompettes. Éloi part : “Les deux ou rien.” Numéro à Laura. Seule avec elle sur canap. Peur au ventre. “Tu vas le rappeler ?” Elle sourit, yeux qui puent le sexe. M’embrasse sein. Langue téton. Doigts dans chatte. Repliés, frotte fort. Pelle baveuse. Je hurle intérieurement. Mouille gicle. Corps secoué. Oreilles sifflent. Canap trempé. Première vraie jouissance. Cœur bat la chamade.

Elle m’ borde couette. S’endort. Moi, je me lève. Tanga froid sur peau hérissée. Regard sur son visage paisible. Anonyme. Pas de futur. Chaussures enfilées silencieusement. Porte claque doux. Escalier descend dans noir. Rue Lecourbe déserte. Ville avale mon ombre. Inconnue totale. Sexe brut gravé dans chairs. Disparue.

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