Petit-déjeuner anonyme : sexe brut et disparition dans l’ombre
La cafetière a craché son jus. Grille-pain qui pop. Tartines dorées. Plateau posé là, sur la table de chevet. Café pour lui, thé pour moi. Jus d’orange frais. Croissants, confiture, miel coulant. Beurre mou. Une rose rouge dans un verre. Novembre frileux, nuit encore noire. Il m’a surprise endormie, diagonale dans le lit chaud de son corps absent. Baiser sur mes paupières. J’ouvre un œil. Odeurs qui titillent les narines. Café, pain grillé, thé fumant. Je souris. Il chavire.
Tasses vides. Miettes partout. Beurre fondu. Miel et confiture de framboises intactes. Gourmande, je plonge mon doigt dans le miel doré. Je le suce lentement. Il mate. Son pouls s’emballe. Je sens son regard brûlant. Je replonge le doigt, yeux dans les siens. ‘T’en veux ?’ Pas le temps de répondre. Je pose le miel sur mon téton durci. Je tourne autour. ‘Tiens, viens… du miel des montagnes, ton préféré.’ Il se penche. Langue pointée. Contact électrique. Frisson dans l’échine. Soupir quand il lèche, englué. Je m’allonge, lèche mon doigt. Il devient vorace. Bouche écrasée sur mon sein. Main sur l’autre, pincement, roulage. Son sexe durcit. Il joue. Doigt dans la confiture. Spirale autour de mon nombril. Hoquet. Langue suit la trace. Ventre qui se contracte. Mordillements. Mains sur hanches. Langue remonte, descend. Cuisses écartées. Souffle court. ‘Tu veux me lécher ? Alors lèche-moi. Suce-moi.’ Il glisse entre mes cuisses. Souffle sur ma fleur humide. Cambrée. Il plonge. Dévore. Aspire. Boit mon jus plus sucré que le miel. Gémis. Gronde. Tête en arrière. Poitrine haletante. Il accélère sur mon bouton. Spasme. Cri étouffé. Bassin qui se soulève. Cuisses qui l’emprisonnent. Visage écrasé. Jouissance qui explose. Je le repousse. État de grâce. Sa tête sur mon ventre. Il sourit.
Le réveil sucré et taquin
Redescends doucement. Souffle repris. Envie de lui. Encore. Autrement. Caresse ses cheveux. Visage tourné. Yeux bleus heureux. Main sur son torse lisse. Descends. Le trouve raide, indécent. S’enroule autour. Serre. Sang qui bat. Il souffle. Pourrait jouir. Je veux. Accélère. Bouche sur son téton. Langue qui titille. Ventre ondulant. Respiration saccadée. Orteils crispés. Ventre rentré. Plus vite. Râle rauque. Se soulève. Jets chauds sur son ventre. Ma main continue. Sperme sur mes doigts. Chaud. Cher. Bouche sur son ventre. Goûte son plaisir. Goulûment.
L’explosion bestiale et la fuite silencieuse
Sous la douche. Cheveux en turban. Nue. Seins généreux, tétons encore durs. Triangle rasé court. Hanches rondes. Cuisses musclées. Sourire éclatant. Yeux immenses. Il mate. Faim dans ses yeux. Me retourne vers l’armoire. Fesses offertes. Il se lève. Mains sur hanches. Baiser léger. Je l’envoie sous l’eau. Il sort, serviette basse. Queue dressée. Au lit. À quatre pattes. Doigts écartent mes lèvres. Clito torturé. Gémis. ‘Je te veux en moi. Viens. Prends-moi. Baise-moi.’ Serviette tombe. Approche. Mains sur fesses. ‘Non, ta queue. Maintenant.’ Recul brutal. M’empale. Gémissement. Enserré dans ma chaleur moite. Va-et-vient lents. Puis rapides. Cuisses claquent. Cris. ‘Serre plus fort. Encore.’ Doigts marquent hanches. Claques bestiales. Cyprine coule. Écarte fesses. Œillet palpite. Pouce dessus. ‘Tu aimes que je m’occupe de ton cul ?’ ‘Oui, salaud, j’aime ça.’ Pouce dedans. Remplie. Queue et doigt. Vague de chaleur. ‘Salope, tu vas me faire jouir.’ ‘Inonde-moi, remplis-moi.’ Coups de reins violents. Plaqué. Jouit en saccades. Mon vagin se contracte. Spasme infini. Tremblements. Chute sur le lit. Mains serrées. Épuisés. Soleil haut.
C’est l’instant. Je décide. Anonyme. Pas de nom dit. Pas de passé. Pas de futur. Juste ça. Le sexe brut. Glisse hors du lit. Silencieuse. Rhabille vite. Vêtements froissés. Regard sur son corps endormi. Sourire fugace. Porte entrouverte. Froid de novembre mord. Descends l’escalier sans bruit. Rue déserte. Brume matinale. Redeviens ombre. Étrangère. Ville qui avale. Personne ne saura. Juste l’instant gravé en lui. Moi ? Déjà partie.



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