Rencontre Anonyme au Parvis de l’Opéra : Aveu Cru et Baise Sauvage

Assis sur le parvis de l’opéra, masques tirés sur le nez, la tension monte. Ses yeux bleu nuit me percent. ‘Et toi, tu fais quoi dans la vie ?’ Je sais que c’est le moment. Celui où je mens ou je lâche la vérité qui tue. Secrétaire ? Prof ? Non. Pas avec lui. Il sourit sous son masque banal. ‘Même contrôleuse des impôts, je prends.’ Sa blague me détend pas. L’horloge marque 18h pile. Ma voix sort, blanche, automatique : ‘Je suis prostituée.’ Silence lourd. Nos regards se verrouillent. Les siens implorent une suite. Les miens aussi. ‘Tu ne dis rien.’ Il rebondit, malin : ‘Oui, je me disais que parmi les métiers qui souffrent de la pandémie, le tien doit être en bonne place.’ Pas de jugement. Juste un pas de côté. ‘Tu veux marcher un peu ?’ Oui. Je me lève, enjouée. Son souffle effleure mon épaule nue quand il se penche : ‘Et si on allait plus loin ?’ Je ris, chaude déjà entre les cuisses.

On marche vite, rues désertes de fin de journée. Masques baissés un instant pour s’embrasser voracement contre un mur d’ombre, près d’un square fermé. Sa bouche goûte la sueur, la mienne le sel de sa peau. ‘T’es une vraie salope anonyme, hein ?’ grogne-t-il, main sous ma jupe. ‘Ouais, et toi t’es dur comme un client qui paye cash.’ Pas de passé. Pas de futur. Juste ça. Il me plaque contre le mur froid, pierre rugueuse dans le dos. Sa bite sort, raide, veinée, tête luisante. Je l’engloutis d’un coup, gorge profonde, bave coulant sur mon menton. Il gémit, poings dans mes cheveux roux. ‘Putain, t’avales tout.’ Je halète, chatte trempée, jus qui dégouline sur mes cuisses. Il me retourne, cul en l’air. ‘Écarte.’ Doigts qui écartent mes lèvres gonflées, clito durci. Il crache dessus, frotte. Puis enfonce d’un trait. Ahan ! Plein, brûlant. Coups de reins violents, claques de peau moite. Ma peau tachetée rougit sous ses paumes. Souffle court, halètements rauques. ‘Baise-moi plus fort, inconnu.’ Il obéit, bite qui tape le fond, couilles qui giflent mon cul. Odeurs : sueur, mouille, bitume chaud. Bruits : plocs humides, grognements bestiaux, frottements de tissu. Je jouis la première, spasmes qui me secouent, cris étouffés dans mon masque relevé. Il suit, gicle dedans, sperme chaud qui inonde. Tremblants, collants.

L’Aveu et le Choix de l’Ombre

On se rhabille vite. Pas un mot de plus. Son regard cherche un au revoir. Je souris, ombre dans la nuit tombante. ‘Bye.’ Je tourne les talons, marche fluide, disparue dans la foule masquée. Pas de numéro. Pas de nom. Juste l’instant gravé en moi. Lui reste là, pantelant. Moi, anonyme totale, redevenue étrangère dans la ville. Prochaine rencontre, prochain inconnu. Le plaisir de l’ombre éternelle.

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