La plage brûlante sous mes pieds nus. Un mois déjà sur cette île maudite. Lui et moi, seuls rescapés. Pas de noms échangés. Je suis Anonyme, ombre sans passé. Il bronzole, paresseux. Moi, je pêche notre pitance. Soudain, le courant m’aspire. L’eau froide m’étouffe. Ses doigts agrippent mes cheveux mouillés. Il me traîne sur le sable. Héros du jour. Mon cœur bat fort. Ce soir, dans l’abri de branchages, je décide : pas de mots doux, pas d’histoire. Juste mon corps pour le remercier. L’ombre me cache. Il ne saura rien de moi. Je m’approche, souffle court. La chaleur de la nuit colle nos peaux. Je dégage son short. Son sexe jaillit, durci par l’adrénaline. Je ferme les yeux sur son regard. Anonyme totale.
Son haleine chaude contre mon visage. Je humecte mes lèvres, glissantes de salive. Ma langue effleure son gland gonflé. Tiède, salé. Il ferme les yeux, soupire. Je l’engloutis. Lèvres serrées, succion profonde. Mes joues se creusent, pompe vorace. Ma main pompe la base, va-et-vient nerveux. De l’autre, je fouille ma chatte trempée. Doigts gluants de mouille. Je les lui tends : ‘Lèche.’ Il obéit, gémissant. Bruits de succion humides. Glouglou. Sa queue palpite dans ma gorge. Je caresse ses couilles lourdes, les malaxe doucement. Plus profond. Il bande dur. Spasmes dans son ventre. ‘Putain, continue…’ Je ralentis, longs mouvements. Son sperme gicle, chaud, épais. Saccades contre mon palais. J’avale, mais ça déborde. Filets blancs aux commissures. Il s’effondre, repu. Moi, je souris dans l’ombre.
L’Approche dans l’Ombre de l’Abri
Le lendemain, il rêve d’une blonde. Adrienne, dans sa tête. Moi, je reste brune anonyme. Soirée suivante, explosion. Il ferme les yeux. Je gémis sous ses caresses. Seins lourds, tétons durs. ‘Moins fort !’ Sa bouche aspire, spirale humide. Langue sur mon clito, mouillé gluant. Doigts en moi, courbés. Je râle, jambes écartées. 69 tête-bêche. Ma chatte sur son visage. Sa langue fouille. Je pompe sa bite raide. Souffles courts, sueur salée. Bruits de léchage obscènes. Slurp. Slurp. Plug de bois usé par la mer. Je le mouille dans ma bouche. Lentement, je pousse dans mon cul. Cercles autour de l’anneau. Il pénètre, étire. Va-et-vient lents. ‘C’est bon, putain !’ Je le chevauche, plug enfoncé. Sa queue dans ma chatte. Monte-descente frénétique. Peaux claquent. Paf. Paf. Sueur dégouline. Nous crions, jouissance simultanée. Râles rauques. Corps secoués.
Deux mois de débauche. Kama-Sutra sauvage. Seins pendants claquent sur sa bite en brouette espagnole. Il ferme toujours les yeux, voit sa blonde. Moi, je m’en fous. Juste l’instant, le sexe brut. Secours arrive. Hélico rugissant. Infirmerie du bord. Je disparais dans la foule. Pas un regard en arrière. Lui, obsédé par sa Carla blonde. Moi, redevenue étrangère. Ville anonyme, nuit suivante, nouvelle proie. Pas de traces. Juste le souvenir d’une brune qui suce comme une déesse. 628 mots.