Nos langues dansent encore, mélange de sel, de sperme et de ma mouille. Son goût envahit ma bouche. Chaud, épais. Mon corps tremble contre le sien. Sa peau brûle sous la lune pâle. Je sens son sexe durcir à nouveau contre mon ventre. Raide, prêt. Pas de mots. Juste nos souffles courts, haletants. Le bruit des vagues couvre tout. Je décide là : anonyme totale. Pas de nom, pas d’histoire. Lui non plus. Seulement l’instant. L’ombre nous cache. Parfait. Je pousse son torse musclé. Il s’allonge sur la veste. Sable tiède en dessous. Mes cuisses écartées au-dessus de lui. Son regard de loup me transperce. Vorace. Je m’abaisse lentement. Son gland touche mes lèvres trempées. Glissant dedans. Millimètre par millimètre. Je gémis bas. “Putain, t’es large…” murmure-t-il enfin, voix rauque. Sa main agrippe mes hanches. Peau moite de sueur. Chaleur d’août étouffante. Air lourd, salé.
Je m’empale d’un coup. Tout entier en moi. Sensation de plénitude. Mon intimité l’aspire. Serre fort. Il grogne. “Baise-moi, salope anonyme.” Ses mots claquent. Crades, excitants. Je monte et descends. Rythme lent d’abord. Sa queue frotte mes parois. Point G en feu. Mes seins ballottent. Tétons durs comme cailloux. Il les pince. Douleur-plaisir. Je accélère. Claques de peaux humides. Schlop schlop. Vagues en fond. Mon clito frotte son pubis. Électricité pure. “Plus fort, encule-moi avec tes hanches !” je lâche, voix brisée. Il obéit. Pilonne de bas. Son gland tape au fond. Jouis déjà presque. Sueur coule entre nos corps. Glissante. Chaude. Mes ongles dans son torse. Traces rouges. Il retourne la situation. Me plaque sur le dos. Veste sous moi. Sable gratte la peau. Il plonge en moi. Sauvage. Coups de reins brutaux. “T’es une chienne en chaleur, hein ? Mouillée comme une fontaine.” Grognements animaux. Ma chatte palpite. Jus gicle à chaque retrait. Il suce mon cou. Morsures légères. Souffle chaud dans l’oreille. “Jouis pour moi, inconnue.” Je craque. Orgasme violent. Corps cambré. Cris étouffés par sa main. Vagues de plaisir. Il continue. Sans pitié. Deuxième vague monte. Il retire. Me met à quatre pattes. Doigt dans mon cul encore sensible. “Ouvre-toi.” J’obéis. Il pénètre à nouveau. Chien. Profond. Ses couilles claquent mon clito. Bruits obscènes. “Vas-y, défonce-moi !” hurle-je presque. Il accélère. Sa main tire mes cheveux. Peau collante. Odeur de sexe. Sel de la mer. Il jouit enfin. Jets chauds en moi. Remplit tout. Tremble. S’effondre sur mon dos. Cœurs battent à l’unisson. Épuisés.
L’Approche dans l’Ombre du Désir
Quelques minutes. Silence lourd. Son bras sur moi. Je le repousse doucement. Pas de tendresse post-plaisir. Juste fini. Je ramasse ma robe bleu azur. Trempée de sueur, de sperme. String perdu dans le sable. Nue un instant. Lune caresse ma peau rougie. Il se redresse. Sourit. Vorace encore. Mais je tourne les talons. Sans un mot. Pieds dans sable froid. Chemins du camping sombres. Air humide colle à ma peau. Bruits lointains de disco. Amis dansent. Ignorants. Je rentre à ma tente. Robe froissée. Corps marqué. Souvenirs gravés. Lui ? Une ombre. Disparue. Moi, Anonyme redevenue. Étrangère demain. Plage vide garde le secret. Personne ne saura. Juste ce feu en moi. Éternel.