La sonnette déchire le silence de la maison des Granger. Jean et Jacques sont partis pour Bramancourt. Seule, j’ajuste ma robe en jeans, cintrée sur mes hanches, remontée sur mes cuisses fuselées. Mes seins tendent le tissu, tétons durs sous la dentelle. Je me regarde une dernière fois dans le miroir. Pas de nom. Pas d’histoire. Juste l’instant. Je deviens Anonyme. L’ombre du vestibule me cache à moitié. J’hésite. Qui ose venir si tôt ? Mon cœur cogne. La chaleur monte déjà entre mes jambes, souvenir de Julien encore frais. J’ouvre la porte en grand, sans lumière. Cédric se tient là, sourire en coin, les yeux noirs plantés dans mon décolleté. Il sait. La culotte de Julien dépasse de sa poche. La mienne. Parfumée de nos sécrétions. “Madame Gra…” Je pose un doigt sur ses lèvres. “Chut. Pas de noms. Juste maintenant.” Ma voix rauque. Il entre, referme derrière lui. L’air s’alourdit. Son souffle chaud sur mon cou. Je recule dans l’ombre du couloir, robe relevée déjà sur mes fesses. Anonyme. Inconnue totale.
Il me plaque contre le mur du vestibule. Ses mains rugueuses saisissent mes cuisses nues. “T’es une salope en chaleur, hein ?” grogne-t-il. Je gémis, oui. Sa bouche avale la mienne, langue invasive, goût de tabac et désir. Mes ongles griffent son dos. Il déchire presque la robe, boutons qui claquent. Mes seins jaillissent, lourds, offerts. Il suce un téton, aspire fort, douleur exquise. Mon souffle court, halètements. “Baise-moi comme une pute anonyme”, je murmure, vulve trempée contre sa cuisse. Il baisse son froc, queue raide, veines gonflées. Je la saisis, chaude, pulsante. Il me soulève, jambes écartées. Entre en moi d’un coup sec. Aah ! Pleine, déchirée. Murs du vestibule résonnent de nos chairs qui claquent. Suc humide coule sur mes cuisses. “T’es plus serrée qu’une vierge, salope bourgeoise”, ricane-t-il. Je mords son épaule, ondes de feu dans mon ventre. Il pilonne, brutal, reins cambrés. Mes seins ballottent, claquent contre son torse. Souffle rauque, sueur salée sur sa peau. Je contracte ma chatte autour de lui, le vide. Gémissements animaux. “Plus fort, défonce-moi !” Il obéit, me retourne, face au mur. Fesses offertes, il claque dedans, rougeur immédiate. Replonge, plus profond. Mon clito frotte le tissu rugueux de la robe. Explosion monte. Tremblements. Il empoigne mes cheveux, tire en arrière. “Jouis pour l’inconnu, Anonyme.” Je hurle, spasmes violents, jus gicle sur ses couilles. Il grogne, se vide en moi, sperme brûlant qui inonde mes parois.
L’Approche dans l’Ombre de la Villa
Corps encore frémissants, sueur collante. Il se retire, gouttes blanches coulent le long de ma cuisse. Je me redresse, robe froissée, sans un mot. Pas de câlin. Pas de merci. Je le pousse vers la porte. “Va-t’en. Oublie.” Mes yeux froids. Il sourit, culotte en main. “À bientôt, inconnue.” Porte claque. Je verrouille. Redevenue Solange. Mais ce feu anonyme palpite encore. Ville dehors, je suis l’étrangère. Prête pour le prochain instant.