La maison est vide. Simone, ma mère, vient de partir pour la boutique. Dix heures du mat’. La grande salle à manger sent le bois ciré et la cheminée froide. Lui est là, penché sur le bureau, concentré sur les comptes. Mon corps palpite encore de la douche chaude. Peignoir bleu d’éponge, doux comme une caresse, collé à ma peau humide. Cheveux courts dégoulinants. Parfum de savon qui monte, entêtant. Hier, on s’est frôlés. Sa queue dure sous le bermuda beige. Interrompus par la sonnette. Mon mec minable. Mais aujourd’hui, je décide : je suis Anonyme. Pas de nom complet, pas de passé chiant avec ce loser qui me baise deux minutes et pionce. Pas de futur. Juste l’instant. Le sexe. Brut. Je reste dans l’ombre de mes envies. Personne ne saura qui je suis vraiment. Une inconnue pour lui aussi, même s’il connaît la maison.
J’apparais dans l’entrebâillement de la porte. Sourire coquin derrière mes lunettes rondes. ‘Viens. Suis-moi. Je meurs d’envie de continuer ce qu’on a commencé hier.’ Ma voix rauque, basse. Je saisis sa main. Chaleur de sa paume. Pas un mot de plus. D’un pas rapide, je l’entraîne au fond du couloir. Ma chambre. Rideaux rouges tamisés filtrent le soleil. Ambiance chaude, voluptueuse. Lit deux places sous l’armoire-pont. Commode en bois verni. Je ferme la porte à clé. Clic sec. Mon cœur cogne. Souffle court déjà. Je suis l’inconnue qui va le bouffer.
L’approche dans l’ombre de la maison
Sans me retourner, il se plaque dans mon dos. Mains sur ma taille. Bouche dans mon cou. Chaud. Humide. Je gémis soft. Peignoir glisse sur mes épaules. Je desserre la ceinture. Lentement. Teasing. ‘Mets-toi nu si tu veux la suite.’ Ton sec, autoritaire. Il obéit. Chemisette ôtée. Bermuda tombe. Boxer tendu, gland violacé qui dépasse. Ma chatte coule déjà. Je me retourne. L’attrape sa bite raide. Dur comme fer. ‘Putain, t’es énorme.’ Je l’embrasse à pleine langue. Salive qui se mélange. Goût de désir.
Je le pousse sur le lit. Bord moelleux. À genoux entre ses cuisses. Peignoir entrouvert. Seins lourds, blancs, tétons durs comme cailloux. J’ôte ma culotte rose. Trempée. ‘Sens comme je mouille pour toi.’ Je la lui tends. Il hume. Yeux fous. Ma main sur sa queue. Va-et-vient lent. Peau veloutée qui glisse. Puis bouche. Gobelet son gland. Sel pré-sperme. Je suce profond. Glouglou. Salive qui bave. Il grogne. Mains dans mes cheveux courts. ‘Suce plus fort, salope anonyme.’ J’accélère. Gorge profonde. Ma main libre sur ma toison dense. Doigts qui fouillent mon con dilaté. Jus qui gicle.
L’explosion bestiale et la disparition
Je me relève. À califourchon. Genoux de chaque côté de son bassin. Seins qui frottent son torse. Chauds. Lourds. Il les empoigne. Petits à côté de mes obus. Mordille tétons. Douleur-plaisir. ‘Baise-moi, enfonce ta grosse bite.’ Je m’empale. Lent. Large. Il flotte en moi. Mouvements de reins. Claques de chair. Souffle saccadé. ‘Putain, ton con avale tout.’ Cris courts. Seins qui ballotent. Gémissements rauques. Sa peau brûlante sous mes paumes. Odeur de sueur, de mouille. Je jouis la première. Tremblements. Con qui serre. Il explose. Jet chaud. Giclées profondes. ‘Je te remplis, Anonyme.’ On s’effondre. Peignoir encore sur moi. Sa main sur ma croupe charnue. Douce. Viscérale.
Une heure après, on recommence. Levrette. Sodomie plus tard au salon. Cravate de notaire sur ses règles. Six mois de baise folle. Mais je reste Anonyme. Pas d’amour. Juste chairs. Puis, un jour, je sens ses doutes. Possessive ? Non. Moi, je disparais. Sans appel. Sans trace. Porte claquée. Rideaux tirés. Redevenu une étrangère dans la ville. Pavillon de campagne vide de lui. Mon plaisir : l’instant passé. Brut. Inoubliable.