Terrasse du boulevard Saint-Germain. Minuit passé. Chaleur lourde d’août. Lui, les yeux lubriques, me fixe. Je suis l’inconnue. Pas de nom. Pas d’histoire. Juste ce soir. Cognacs qui brûlent la gorge. Son regard glisse sur mes seins. Je provoque. ‘Tirer un coup ?’ Il bafouille. Je ris, joue la poire mûre. ‘Viens chez toi. Mais rien ne se passe.’ Il bande déjà, je le sens. On marche. Rive gauche. Son appart à cinq minutes. Quartier Latin pulse. Souffle court. Ma jupe colle à mes cuisses moites. Je décide : anonyme totale. Pas de passé. Pas de futur. Juste sa bite en moi.
Porte claquée. Salle de bain. Je me lave. Nue sous la couette. À plat ventre. Fenêtre ouverte. Vent tiède caresse ma chatte. Portable allumé. Messenger. ‘Bonne nuit.’ Il est sur le canapé. ‘Tu dors nue ?’ ‘Oui. Rafales de vent.’ Il craque. ‘Je viens te protéger.’ Son corps lourd s’allonge sur moi. Chaud. Pesant. ‘Aie, t’as grossi.’ Il grogne. Ma peau chauffe contre la sienne. Sueur. Son sexe dur contre mes fesses. Je cambre. ‘Assouvis-toi.’ Il halète. Mains rugueuses sur mes hanches. Bite qui pousse. Frotte ma fente trempée. ‘Putain, t’es un torrent.’ Je gémis. Il entre. Lenteur d’abord. Puis sauvage. Claques de chair. Souffle rauque dans mon cou. ‘Baise-moi fort.’ Il cogne. Profond. Mes seins écrasés contre le matelas. Juices qui coulent. Bruits humides. Sucs claquent. ‘T’es ma poire.’ Je jouis. Cris étouffés. Son gland gonfle. Il hurle. Éjacule chaud. En moi. Tremblements. Larmes sur ma peau. Corps collés. Sueur. Silence pulsant.
Séduction dans l’Ombre du Boulevard Saint-Germain
Aube. Il dort. Pesant toujours. Je glisse. Doucement. Pieds nus. Ramasse fringues. Regard sur son visage endormi. Inconnu maintenant. Porte refermée. Silence. Rue déserte. Métro. Odeur de sexe sur moi. Plus d’Anonyme. Juste l’instant gravé. Peau encore chaude. Chatte endolorie. Souffle calme. Paris m’avale. Étrangère. Prête pour le prochain. Sans traces. Sans nom.