Je sonne à la porte de cet appart parisien, haute plafond, moulures baroques écaillées. Garçonnière d’un mec antisocial, détritus partout, vaisselle sale dans l’évier. Il ouvre, brun, catogan, barbe de deux jours, yeux cernés. Louis-Olivier, mais pour lui, je suis Anonyme. Pas de nom, pas d’histoire. Juste moi, emmitouflée dans mon manteau, bonnet laine, écharpe géante. Sourire en coin, je guette ses réactions. Il bafouille, fait la bise maladroite. ‘Salut, ça va ?’ Je rentre, ôte manteau, bonnet, écharpe. Robe laine moulante, courte, décolletée. Petits seins pommelés, hanches généreuses, bas noirs qui dépassent. Il s’agite, ramasse canettes, coques de pistaches. Stressé, il déplie le canapé-lit. Champagne pétillant dans flûtes. On trinque à dix ans sans se voir. Mais je suis là pour l’instant, rien d’autre. Sa vie vide abyssal, la mienne effacée. Je pose ma tête sur ses genoux, robe qui remonte, dentelle visible. Il caresse cheveux, main. Souffle chaud sur ma nuque. Je me mords la lèvre. ‘Ne me regarde pas comme ça.’ Il craque. Baisers voraces, cou, oreille mordillée. Je gémis. À califourchon, robe relevée, shorty dentelle. Il admire bas, peau nue entre jarretière et culotte. Enlève robe, soutif push-up. ‘Magnifique.’ Je rougis, bébé récent. Il fuit à la cuisine, propose indien. Sors en claquant.
Seule, j’ouvre sa biblio. Kâma Sûtra. Lis fellation à voix haute. ‘Envelopper verge, lèvres, secouer.’ Rire. ‘Mordiller, sucer gland.’ Main sur cuisse, dentelle, chatouille peau. Doigt dans shorty, caresse lente. Humide déjà. ‘Si tu étais entreprenant…’ À demi allongée, main entière dedans. ‘Toute chaude, manque ta bite.’ Porte claque. Il revient, sac indien. Me voit, rougit. Cache visage. Je m’habille vite. On mange, puis tête sur genoux. Ses doigts sur ventre, retroussent robe. ‘Juteux abricot.’ Glisse sous dentelle. Je gémis, tête arrière. ‘Non, pas ça !’ Il écarte cuisses, goûte chatte épilée. Langue sur lèvres, mains écartent. ‘Tu mouilles, délicieuse.’ Je supplie : ‘Fais-moi l’amour.’ Il pénètre, lent. ‘Prends-moi entière.’ Danse sur lui, fesses moelleuses claqué. Sur table, balaye tout, assauts vigoureux. Pubis contre pubis, clito stimulé. Cris synchro, jouissance explosive. Corps affaissés.
L’Approche : Ombre dans le Désordre
Téléphone sonne. Il répond, moi dos tourné. Regrets ? Peur de recommencer. Antoine surgit, accuse. Défi : ‘Prouve que c’est juste baise.’ Agenouillée, avale sa bite vorace. Il impose rythme, tête tenue. Louis-Olivier supplie d’arrêter. Je résiste, main sur hanches. Puis plaque Louis sur canapé, m’empale. ‘Fais la différence !’ Antoine derrière, pénètre cul d’un coup. Râles bestiaux. Je crie jouissance animale. Ils explosent. Antoine part : ‘Petite pute.’ Moi sur Louis, câlin. ‘Reste.’ ‘Je t’aime.’ Baisers doux. Mais Patrick appelle, 48 misses. Douche, serviette. Il ment sur appel. On s’allonge, enlacés. Matin, avion raté. ‘On accélère.’ Pourtant, je décide : anonyme forever. Ramasse manteau, écharpe, bonnet. Porte ouverte, ombre dans escalier. Ville avale tout. Pas de traces, pas de futur. Juste sueur séchée, chatte endolorie, sourire secret. Inconnue totale, prête pour prochain instant.