La gâche électrique cliquette. Avenue Maréchal Foch, 115. Façade art nouveau massive. Cage d’escalier rouge sang, marches de pierre blanche. Au premier, porte entr’ouverte. Voix flûtée : “Par ici, ma chère”. Je pousse. Couloir sombre. Chambre immense. Elle est là, étalée sur le lit. Peignoir de soie parme. Chemise de nuit assortie. Quintal de chair blanche. Chignon blond-gris. Face-à-main sur l’œil. “Venez vous asseoir, mon petit poussin”. Sa main douce sur la mienne. Chaleur moite. J’hésite. Décision prise : anonyme totale. Pas de nom. Pas de passé. Juste ce corps inconnu pour le sien. L’instant brut. Elle tend le rouleau de billets noué d’une faveur. Trois cents euros. Frisson dans les doigts. Je glisse ça direct dans mon soutif. Pression contre mes seins. Sac au pied du lit. Chaussures enlevées. “Une autre fois, nue ? Pour voir votre beauté”, murmure-t-elle. Sourire innocent. Yeux brillants. Je hoche la tête. L’ombre m’enveloppe. Personne ne saura qui je suis. Juste une ombre qui lèche.
Elle relève peignoir et chemise. Ventre énorme, plis pâles. Cuisses massives, écartées. Fourrure blonde clairsemée. Odeur Shalimar entêtante sur sa fente. Je grimpe entre ses jambes. Peau brûlante contre mes joues. Souffle court déjà. “Oh, ma chère…”. Je plaque ma bouche. Langue plate sur les lèvres gonflées. Goût parfumé d’abord, chimique sucré. Puis elle coule. Sel chaud, jus épais. Elle gémit bas, gorge rauque. “Lèche… plus profond, salope anonyme”. Mots crus sortis de nulle part. Sa main agrippe mes cheveux. Tire fort. Nez écrasé dans sa chair. Bruits humides : clapotis vorace, succions bruyantes. Sa chatte palpite, gonfle sous ma langue. Tétons durs comme cailloux sous le tissu. Je pince les miens. Électricité dans le ventre. Elle halète : “Oui, comme ça, pute sans nom !”. Cuisses tremblent, serrent ma tête. Sueur perle sur son ventre. Sel sur ma langue. Elle jouit violent. Cris étouffés, corps secoué de spasmes. Jet chaud inonde ma bouche. J’avale. Goût musqué, animal.
L’approche dans l’ombre de l’anonymat
Pas fini. Elle m’attrape. “À mon tour, mon poussin”. Doigts boudinés sur mes seins. Tire tétons. Douleur-plaisir. Je m’allonge à côté. Culotte trempée. Elle descend. Bouche chaude sur ma fente. Langue maladroite mais affamée. “T’es bonne, inconnue”. Souffle court sur mon clito. Doigts dedans, courbés. Frotte le point G. Vague monte. Cuisses raides. “Baise-moi fort !”. Je pousse mes hanches. Bruits de gorge : glouglous obscènes. Odeur de nos chattes mêlées. Shalimar et mouille pure. Orgasme explose. Corps arqué, ongles dans ses épaules. Cris rauques. Tremblements interminables. Peau collante de sueur. Cœurs cognent à l’unisson.
Vingt-deux heures pile. Je l’aide à s’enfoncer dans les draps. Visage apaisé, lèvres humides. Un bisou léger sur sa bouche. Goût partagé. Je ramasse fringues. Rhabillée en silence. Sac, billets intacts. Pointe des pieds vers la porte. Escaliers feutrés. Nuit froide dehors. Air fouette ma peau rougie. Trois cents euros brûlants contre mes nichons. Je marche vite. Ombre dans la ville. Personne ne sait. Pas de traces. Juste le souvenir de sa chatte en bouche. Demain, étrangère anonyme. Prête pour la prochaine.