La porte claque. Deux voix d’hommes rient dans l’entrée. Mon cœur cogne. Émile entre avec lui. Raoul. Le formateur allemand. Grand, musclé, comme mon homme. Le choc me fige. C’est lui, notre Raoul de silicone devenu chair. Je reste anonyme pour cet inconnu. Pas de nom vrai, pas d’histoire. Juste ce soir. Je souris, fais la bise. Sa barbe râpe ma joue, son odeur boisée m’envahit. On boit, on rit. L’alcool détend l’air. Mais dedans, je décide : je suis l’ombre. Inconnue totale. Pour lui, pour ce plaisir brut.
Dans la cuisine, je coince Émile. ‘C’est un coup monté ?’ Il jure que non, montre le badge. Raoul s’appelle vraiment Raoul. Le destin. Mon cerveau turbine. Fantasme ou pas ? Il repart demain. Aucune trace. Parfait. ‘Tu es d’accord si je le baise ?’ Ses yeux brillent. ‘Tout ce que tu veux.’ Raoul vapote dehors. Je ris nerveusement. C’est le moment. Je file me repoudrer. En vrai, j’enlève ma jupe, ajuste mon string. Mes seins durcissent déjà. Je reviens. Chemisier transparent. Tétons dressés. Ils me fixent. Je déboutonne lentement. Poitrine nue. Fière. ‘C’est moi qui décide. Ou j’arrête.’ Ils acquiescent. Silence lourd. Souffle court.
Dans l’ombre de l’arrivée
Je m’agenouille devant Émile. Dézippe son jean. Sa queue jaillit, dure, veinée. Je la gobe, gorge profonde. Salive coule. Il gémit, souffle rauque. Raoul regarde, bite tendue dans son froc. Je me relève, laisse tomber ma jupe. String blanc mouillé. Devant Raoul, je guide ses mains sur mes hanches. Il descend le tissu. Mon sexe rasé luit. Il bande dur. Je l’installe sur la chaise. Nue, je m’empale sur Émile. Cris fusent. Sa peau brûle contre la mienne. Je chevauche vite, seins qui claquent. Jouissance immédiate, spasmes violents. Fluides chauds.
À peine remise, je suce Raoul. Goût salé, bite épaisse. Je grimpe dessus. S’empale d’un coup. Gémis fort. ‘Baise-moi, lèche mes seins.’ Sa bouche aspire mes tétons, langue rugueuse. Émile approche. ‘Lèche mon cul.’ Sa salive coule, chaude, glissante. Puis il pousse. Gland contre mon trou. Lentement. Deux queues en moi. Serré, brûlant. Je hurle. Ils accélèrent. Peaux claquent, sueur perle. ‘Plus fort, défoncez-moi !’ Orgasmes multiples. Ils giclent en moi, jets chauds. Corps tremblants, souffles haletants.
L’explosion des corps
Sous la douche italienne, je les branle. Mousse glissante. Bites raides palpitent. Je les plaque contre la vitre. Main ferme, rapide. Raoul craque premier : sperme épais sur mon ventre, chaud. Émile suit, gicle sur le carrelage. Sur le lit, ils me dévorent. Bouches partout. Langues dans ma chatte, sur mon cul. Orgasmes en rafale. Le matin, érections matinales. Je chevauche Émile, lent, profond. Puis Raoul. Jus coule, bruits de succion.
Raoul part au boulot. Émile aussi. Je reste seule. Nue sous mon peignoir. Attends mon homme. ‘Tu n’es pas jaloux ?’ Larmes coulent. Il m’embrasse. ‘C’était parfait. Tu es libre.’ Raoul est reparti en Allemagne. Aucune trace. Pour lui, je suis l’inconnue de cette nuit. Une ombre. Pas de nom, pas de futur. Juste le sexe brut gravé en lui. Moi ? Je disparais dans la ville. Redevenue anonyme. Prête pour l’instant suivant.