Je glisse dans les couloirs de l’hôpital comme une ombre. Personne ne me connaît. Pas de nom, pas de badge. Juste une blouse volée, un stéthoscope autour du cou pour passer inaperçue. Les rumeurs courent : le secrétaire, celui qu’on oubliait avant, maintenant une légende. Sa bite monstrueuse a rendu folles Séverine, Audrey, toutes ces salopes. Moi, Anonyme, je choisis l’instant. Pas de passé, pas de futur. Mon cœur bat fort. La nuit enveloppe tout. Bruits lointains : ascenseurs qui chuintent, sonneries étouffées. Je le repère au détour d’un étage désert. Il pousse son chariot de dossiers, silhouette banal mais auréolée de vice. Nos regards se croisent. Le sien s’allume, vorace. Je m’approche, hanches ondulantes sous la blouse. Pas un mot. Juste un sourire carnassier. Il lâche tout. Les dossiers s’éparpillent. Je l’attire dans la laverie attenante, ce trou exigu qui pue le linge sale et le sexe interdit. La porte claque. L’ombre nous avale.
Sa main agrippe ma nuque. Bouche contre bouche, langues qui s’emmêlent, salive chaude. ‘Putain, t’es qui toi ?’ grogne-t-il, souffle court. ‘Anonyme. Et toi, défonce-moi.’ Il arrache ma blouse. Seins nus, tétons durs comme cailloux. Sa peau brûle contre la mienne, sueur poisseuse. Il me plaque sur les sacs de linge. Son pantalon tombe. Cette bête surgit : énorme, veineuse, gland violet gonflé. Mes doigts peinent à l’enserrer. Chaleur pulsatile. Je m’agenouille. Bouche grande ouverte, je force. Gland qui frotte le palais, langue qui lèche les couilles lourdes. Il empoigne mes cheveux. ‘Suce, salope anonyme.’ Glouglous obscènes, salive qui dégouline sur mes mentons. Ma chatte palpite, mouille déjà les cuisses. Il me relève, me jette sur le dos. Poignets coincés sous mes fesses. Cuisses écartées. Sa langue attaque : aspire mon clito turgescent, fouille la fente trempée. ‘T’es une fontaine, bordel.’ Je gicle, jus acide qui inonde sa barbe. Cris rauques. Orgasme qui me secoue, dos cambré. Il remonte. Bite contre entrée. ‘Non, trop gros !’ hurlé-je, mais jambes grandes ouvertes. Poussée brutale. Lèvres qui s’écartent, déchirure exquise. ‘Aaaah ! Défonce-moi !’ Il enfonce, centimètre par centimètre. Ventre distendu. Coups de reins sauvages, claques de chair humide. ‘Ta chatte avale tout, pute !’ Je hurle, ongles dans son dos. Il pince mon clito. Deuxième orgasme, tsunami. Il accélère, bave aux lèvres. Éjacule en rugissant, sperme brûlant qui gicle au fond. Tremblements. Sueur partout. Corps collés, cœurs affolés.
L’approche dans l’ombre de l’hôpital
Il s’effondre, pantelant. Je me dégage doucement. Pas un mot. Je ramasse ma blouse, essuie la cyprine qui coule encore. Il tend la main, murmure ‘Attends…’. Je souris dans l’ombre. Porte qui s’ouvre. Couloir froid m’avale. Pas de traces, pas de nom. Dehors, la ville endormie. Je disparais, étrangère totale. Juste le souvenir de sa bite en moi, et mon ventre qui palpite encore. Anonyme forever.