Allongée sur la couche de fougères, sous le surplomb de la falaise, la nuit tropicale nous enveloppe. Nuë, peau contre peau. À droite, Gisela, sa cuisse chaude frôlant la mienne. À gauche, Jean-Marc, son corps durci par l’attente. Le feu crépite faiblement, moustiques bourdonnent au loin. Mon cœur bat fort. Je ne suis plus Julia, l’épouse forcée du gros porc. Ce soir, je décide : je suis Anonyme. Personne ne saura mon nom, mon passé. Pas de gouverneur, pas de mariage maudit. Juste l’instant, le sexe brut. Je murmure dans l’ombre : ‘Appelez-moi Anonyme. Oubliez le reste. On baise, c’est tout.’ Gisela glousse, son souffle chaud sur mon épaule. ‘Parfait, Anonyme. Laisse-toi aller.’ Jean-Marc hoche la tête, ses yeux brillent dans la pénombre. Sa queue raide pulse contre ma hanche. La chaleur monte, humide, collante. Je glisse ma main sur son torse, descends. Sa peau salée, poilue juste ce qu’il faut. Je saisis son sexe, dur comme fer, veines gonflées. Il grogne bas.
Gisela ne perd pas de temps. Sa bouche trouve mon cou, langue râpeuse. ‘T’es trempée déjà, salope ?’ Sa main plonge entre mes cuisses. Doigts experts écartent mes lèvres, frottent mon clito gonflé. Je halète, souffle court. ‘Putain, oui…’ Jean-Marc se tourne, aspire un téton. Dent dure, succion vorace. Je cambre le dos, vasque de désir. ‘Baise-moi, Anonyme. Montre-nous.’ Je grimpe sur lui, genoux de part et de l’autre de ses hanches. Sa queue pointe, gland luisant. Je m’empale d’un coup sec. ‘Aaaah ! Bordel, t’es large !’ Il remplit tout, étire mes parois. Je chevauche, fesses claquent sur ses cuisses. Clac-clac-clac. Sueur perle, gouttes coulent entre nos ventres. Gisela derrière moi, doigts dans mon cul. ‘Relaxe, chérie. Prends tout.’ Elle crache, enfonce un doigt, puis deux. Double pénétration. Je hurle, plaisir fulgurant. ‘Vas-y, défonce-moi !’ Jean-Marc pilonne d’en bas, reins soulevés. Coups profonds, brefs. Mon jus coule sur ses couilles. Odeur musquée, animale. Gisela suce mes seins, mordille. ‘T’es une pute anonyme parfaite.’ Je jouis violemment, spasmes, cris rauques. ‘Oh merde, j’explose !’ Il me retourne, missionnaire sauvage. Jambes sur ses épaules, il martèle. Boum-boum. Gisela chevauche mon visage. ‘Lèche-moi, Anonyme.’ Sa chatte rasée, trempée, goût salé-acide. Langue fourrée dedans, je suce son clito. Elle gémit, se frotte. ‘Oui, comme ça, salope !’ Jean-Marc accélère, grogne : ‘Je vais gicler !’ Sperme chaud gicle en moi, jets puissants. Je jouis encore, serrée autour de lui. Gisela tremble, squirt sur ma bouche.
L’Approche dans l’Ombre du Surplomb
Épuisés, corps emmêlés, sueur froide. Aube pointe, oiseaux chantent. Je me lève sans un mot. Nue, je marche vers la plage. Escale la vasque, rince mon corps souillé. Plus de traces. Remets le short effrangé, tee-shirt. Gisela dort encore, Jean-Marc ronfle. Je grimpe la falaise par le ruisseau, machette en main. Végétation dense, épines griffent. Je débouche sur la côte. Un pêcheur philippin passe au loin. Je fais signe, monte à bord. ‘San Carlos.’ Il hoche la tête, pas de questions. Je disparais, redevenue l’inconnue de la ville. Pas de passé, pas de futur. Juste ce souvenir brut, gravé dans la chair.