La porte grince. Je pousse le battant de ma chambre. Pascal est là, nez dans mes affaires, reniflant mon oreiller comme un affamé. Son regard croise le mien. Électrique. Je pose un doigt sur ses lèvres. ‘Shutttt. Une minute, rien qu’une.’ Pas de passé. Pas de futur. Juste nous, anonymes, dans l’ombre de cet antre. Ma mère hurle en bas. Urgence. Mais fuck l’urgence. Ici, je suis l’inconnue. Celle qui baise sans nom, sans traces. Mon cœur cogne. Sa peau appelle la mienne. Je décide : on saute dans l’instant. Brut. Sale. Sans retour.
Nos bouches s’écrasent. Langues voraces, emmêlées. Salive chaude qui coule. Il grogne dans ma gorge. ‘Putain, Annick…’ Chut. Pas de nom. ‘Baise-moi, c’est tout.’ Ses mains arrachent mon haut. Seins nus contre son torse. Tétons durs, frottés à sa chemise. Je défais sa braguette. Sa bite jaillit, raide, veinée, tête luisante de pré-cum. Je la saisis. Chaude. Pulsante. ‘T’es trempée pour moi ?’ Je hoche la tête, mordant sa lèvre. Ma jupe relevée. Culotte arrachée. Doigts en moi. Glouglou. Chatte inondée, prête. Souffle court. Halètements. Bruits mouillés.
L’Appel qui Allume le Feu
Il me plaque au mur. Jambes écartées. Bite contre ma fente. Un coup de reins. Il entre d’un bloc. Aahh ! Pleine. Étirée. Couilles claquent sur mes fesses. ‘T’es une salope anonyme, hein ? Prends tout.’ Je griffe son dos. ‘Plus fort, défonce-moi !’ Va-et-vient sauvages. Peau moite qui claque. Sueur qui perle. Mon clito frotte son pubis. Électricité monte. Gémissements étouffés. ‘Chut, maman en bas.’ Mais on s’en fout. Sa queue cogne mon col. Juices qui giclent. Je serre les cuisses. Il halète. ‘Je vais jouir…’ Moi aussi. Explosion. Mon corps convulse. Chatte spasme autour de lui. Il se vide. Sperme chaud qui gicle dedans. Odeur de sexe. Corps tremblants collés.
‘Annick ! Descends !’ La voix de maman perce le mur. Réalité. Je me dégage. Bite sort, flasque, luisante. J’essuie vite avec ma culotte. Jetée sous le lit. Rhabillage éclair. Un dernier baiser. Langueur. ‘T’étais qui, déjà ?’ Je souris. Inconnue. ‘Personne.’ Je file. Escaliers en trombe. Gazelle légère. Retour aux cartons. Maman papote. ‘Tout va ?’ ‘Oui, rien.’ Regard innocent. En bas, Philippe monte. Pascal descendra pâle. Notre secret pulse encore entre mes cuisses. Traces ? Aucune. Juste le souvenir d’une ombre qui a baisé. Moi, anonyme dans la ville. Prête pour le prochain instant. Sans nom. Sans futur. Juste le feu.