La chambre pue le bois humide et le nettoyant cheap. Ampoule nue qui grésille. Rideaux qui laissent filtrer la lumière sale de la rue. On vient de quitter la Grande Place, ce chaos de sang et de cris. Les corps gisent encore là-bas, pigeons picorant les miettes. Mais ici, c’est juste nous. Lui et moi. Des étrangers qui se font passer pour un couple. Je m’assois sur le lit, jambes croisées, robe crème relevée un peu. Pas de passé. Pas de futur. Juste l’instant. Mon plaisir : être Anonyme. Personne ne saura qui je suis. Il ôte sa veste, lent. Ses yeux me bouffent. Je décide : ce soir, il aura mon corps, rien d’autre. L’ombre de la place nous suit. Tension électrique. Il s’approche. Son souffle chaud effleure mon cou. Je ne dis rien. Juste un regard. Invitation muette.
Il se penche. Ses lèvres écrasent les miennes. Dures. Affamées. Sa langue force, envahit. Je mords. Léger. Pour le réveiller. Ses mains glissent sous ma robe. Palpation brutale. Cuisses serrées, puis écartées. Je sens sa bite durcir contre ma hanche. Raide. Prête. ‘Putain, t’es une salope en chaleur’, grogne-t-il. Je ris bas. ‘Baise-moi comme si c’était la dernière fois.’ Pas de noms. Pas de Lyrie, pas de carte SD. Oubliée entre mes seins. Sa chemise vole. Torse musclé, sueur salée. Je griffe. Ses tétons durcissent sous mes ongles. Il me plaque sur le matelas. Ressorts grincent. Odeur de draps rêches. Sa bouche descend. Mordille mon cou, mes seins. Tire sur le soutif. Mes nichons jaillissent. Gros, lourds. Il suce un téton. Aspire fort. Je cambre. Gémis. ‘Plus fort, enculé.’
L’Approche dans l’Ombre Tendue
Il déchire ma culotte. Doigts rugueux fouillent ma chatte. Mouillée déjà. Glissante. ‘T’es trempée, salope.’ Il enfonce deux doigts. Vif. Je halète. Souffle court. Cuisses tremblent. Sa langue lapide mon clito. Rasoir. Cercles rapides. Je m’agrippe à ses cheveux. Tire. ‘Lèche-moi jusqu’à ce que je jouisse.’ Il obéit. Bouche vorace. Je jouis vite. Secousses. Cris rauques. Jus coule sur ses lèvres. Il remonte. Bite sortie. Épaisse. Veines gonflées. Goutte au méat. ‘Suce-la.’ Je prends. Gorge profonde. Glouglous. Salive dégouline. Il grogne. Baise ma bouche. ‘Avale tout.’ Puis il me retourne. À quatre pattes. Fesse claqué. Rouge. Il crache sur mon trou. Pénètre. Brut. Un coup de reins. Chatte étirée. Pleine. ‘Putain, t’es serrée.’ Va-et-vient sauvages. Claques de peaux. Sueur perle. Gouttes sur mon dos. Je pousse en arrière. ‘Plus profond, défonce-moi.’ Il accélère. Couilles tapent mon clito. Bruits humides. Souffles hachés. Je sens l’orgasme monter. Vague. Il me pince les hanches. Bleus demain. ‘Je vais te remplir.’ Explosion. Il jouit. Chaud. Giclées profondes. Je crie. Jouissance simultanée. Corps secoués. Tremblements.
Il s’effondre. Haletant. Je me dégage. Froide. Calme. Il tend la main vers mes seins. Pour la carte. ‘Où est…’ Pas fini. Ma broche sort. Fine. Affûtée. Plantée net sous sa mâchoire. Bulle de sang. Yeux écarquillés. Il gargouille. Tombe. Je m’essuie. Douche froide. Eau qui lave le sperme, la sueur, les mensonges. Vêtements repris. Sac jeté sur l’épaule. Porte claque soft. Escaliers en silence. Nuit avale mes pas. Voiture volée derrière la gare. Moteur ronfle. Frontière avalée. Quai abandonné ? Non. Je vire. Sevrane ? Oubliée. Je suis Anonyme. Ville engloutit mon ombre. Personne ne sait. Jamais.