Je suis Anonyme. Personne ne sait mon vrai nom. Pour lui, je suis juste la fille qui garde son gosse. Pas d’histoire, pas de demain. Seulement cet instant brûlant.
La grande maison est vide. Silence lourd. Le landau de Cédric trône dans la cuisine, son petit corps endormi sous la couverture. J’ai posé mon manteau gris sur la chaise. Gilbert débarque tôt, sa veste inconnue jetée là. Ses yeux me déshabillent déjà. Le mari ? Aucune idée. Parti, je crois. Le bébé dort. Parfait.
Dans l’ombre de la maison silencieuse
Je décide. Rester dans l’ombre. Pas de mots inutiles. Juste le corps. Je l’attire vers la chambre du petit lit. Porte à peine entrouverte. Jardin dehors, rideaux légers. Mon cœur cogne. Sa main sur ma taille. Chaleur immédiate. Je murmure : “Ton fils roupille. Mais moi, j’ai faim.” Il grogne. On s’approche du mur, près de la porte-fenêtre. L’air est tiède, chargé d’odeur de moquette et de désir.
Il me plaque. Dos contre le mur froid. Sa bouche sur la mienne, vorace. Jupe relevée d’un coup. Culotte qui glisse au sol, bas avec. Mes cuisses s’écartent. Large. Invitantes. Sa bite jaillit, dure, veinée. Poils bruns drus. Les miens, blonds frisés, s’apprêtent à l’accueillir. “T’es trempée, salope”, il souffle, doigts en moi d’abord. Glissant. Chaud. Je gémis sourd. “Baise-moi. Fort. Remplis-moi.”
Pantalon sur ses chevilles. Il s’enfonce. Un coup sec. Plein. Ma chatte l’aspire. Chaleur de sa peau contre la mienne. Sueur qui perle. Souffles courts, haletants. Claquements humides. Bas-ventres qui s’entrechoquent. Viscéraux. Mes reins lancés en avant. À chaque poussée. Pubis tendu. Poils qui se mêlent. Son gland cogne au fond. Délicieux. Je m’accroche. Bras autour de son cou, de sa taille. Ongles qui griffent. “Plus vite, putain !” Il accélère. Sauvage. Mes seins jaillissent du soutif. Un téton durci qu’il pince.
L’explosion sauvage contre le mur
Le plaisir monte. Rapide. Halètements aigus. Cuisses grandes ouvertes. Fesses décollées du mur. Touffe blonde dressée. Je tends tout. Pour lui. Pour jouir. Cri rauque. Long. Modulé. Mon corps convulse. Chatte qui serre sa queue. Deux coups de reins furieux. Je le cloue en moi. Il explose. Giclées chaudes. Saccadées. Ventre qui tressaute. On reste collés. Sexes unis. Sperme qui coule déjà un peu. Tête contre tête. Cheveux emmêlés. Souffles qui se calment.
“Ton fils appelle”, je dis, voix cassée. Cris légers du landau. Il se retire. Bite luisante, ramollie. Je me redresse. Jupes baissées. Culotte ramassée vite. Panière à linge sur le sol mouillé. Parfait camouflage. Il s’habille. Bavardage banal. Bébé dans ses bras. Porte coulissante. Il disparaît.
Maison reprend vie. Filles rentrent. Bruits d’escalier, musique. Casseroles. Télé. Je crie : “À table !” Cuillère sur métal. Cavalcade. Soupe servie. Sourires. Plats chauds. Famille réunie. Le mari s’assoit. Regard curieux. Je lui tends l’assiette. Innocente. Dedans, le sperme de Gilbert palpite encore. Chaud secret. Je suis repartie. Inconnue. Dans la ville. Prête pour le prochain instant.