La Galerie Victor Emmanuel II grouille de monde. Les filles de votre bande – Carla, Honey, Claudia – s’extasient devant les vitrines. Lèche-vitrine frénétique. Toi, tu traînes un peu en arrière, seul un instant. Je t’observe depuis l’ombre d’une arcade. Cheveux noirs en cascade, robe légère moulant mes courbes. Personne ne me connaît. Je suis Anonyme. Mon cœur bat fort. Décision prise : pas de nom, pas d’histoire, juste maintenant. Je m’approche, effleure ton bras. ‘Ciao bello, un instant ?’ Ma voix basse, rauque. Tes yeux s’allument. On s’éloigne vers un recoin discret, derrière une colonne massive. L’air sent le cuir neuf et le parfum cher. Ma main glisse sur ta chemise. ‘Pas de questions. Juste ça.’ Tu hoches la tête, souffle court déjà.
On plaque nos corps. Tes mains agrippent mes hanches. Ma peau brûle sous le tissu fin. Je te pousse contre le mur froid. ‘Baise-moi comme une inconnue.’ Ton sexe durcit contre mon ventre. Je défais ta braguette d’un geste sec. Ta bite jaillit, chaude, veinée. Je la saisis, pompe fort. Tu grognes. ‘Putain, t’es une salope.’ Oui. Ma chatte palpite. Je relève ma robe, écarte ma culotte trempée. ‘Entre-moi. Maintenant.’ Tu me soulèves, jambes autour de ta taille. Ta queue pénètre d’un coup. Mouillée, serrée. Je mords ton épaule pour étouffer mon cri. Chocs brutaux. Peau contre peau, claquements humides. Sueur perle sur nos fronts. Ton souffle rauque dans mon oreille. ‘Ton con est un étau.’ Je griffe ton dos. ‘Plus fort, défonce-moi.’ Poussées sauvages. Mes seins ballottent, tétons durs frottant ton torse. Cyprine coule le long de mes cuisses. Gémissements étouffés. Un râle monte. Tu bandes plus dur. Je contracte, te vide. Sperme chaud gicle au fond. Orgasme me secoue, jambes tremblent. On halète, collés, l’air saturé de musc.
L’Approche dans les Arcanes de la Galerie
On se sépare vite. Je rabats ma robe, essuie un filet de mouille. Pas un mot de plus. ‘Bye.’ Je fonds dans la foule. Toi, tu rajustes ta chemise, rejoins les filles comme si de rien. Moi ? Redevenue fantôme. Direction la sortie de la galerie, vers le Duomo bondé. Personne ne saura. Mon clito pulse encore. Sourire aux lèvres. Une inconnue de plus dans Milan. Plaisir pur, éphémère. Demain, ailleurs. Toujours anonyme.