La lumière rose du couchant enveloppe le réservoir en ciment. Ma peau des fesses palpite encore sous les claques de Chantal. Chaleur lancinante, comme un feu qui couve. Je suis nue, vulnérable, le cul en l’air contre la base froide. Elle verse l’eau de la gourde, doigts doux sur mes rougeurs. Souffle court, elle murmure des excuses. Mais moi, je décide là, dans cette ombre forestière. Personne ne saura mon vrai nom. Je suis Anonyme. Pas de Colette, pas d’hier, pas de demain. Juste cet instant, ce corps contre le sien. L’inconnue totale qui la hante après. Mon cœur bat fort. Peur excitante. Je me love contre sa hanche ronde, odeur de sueur et de cyprine. Sa peau tiède contre ma joue. Je l’embrasse là, naissance de sa fesse. Langue qui goûte le sel. Elle glousse, se penche. Mais je sais : ce sera éphémère. L’ombre des arbres nous cache déjà.
Ses lèvres sur mon dos, lapées taquines. Mélange âcre de sa mouille et de ma sueur. Frissons électriques. Je me redresse, colle mon corps au sien. Seins contre ventre, cuisses emmêlées. Mains partout : je presse ses fesses pleines, durcies par l’effort. Elle gémit, bas-ventre humide contre ma cuisse. ‘Encore une fois, Chantal. Baise-moi comme une chienne.’ Voix rauque, essoufflée. Elle rit, sauvage. ‘Sale petite pute anonyme, t’en veux encore?’ Ses doigts plongent direct dans ma chatte trempée. Glissante, brûlante. Bruits de succion obscènes, chair qui claque. Je mords son épaule, goût de sel et de peau. Mes ongles griffent son dos. Elle me plaque contre le ciment rugueux. Froid contre mes tétons durs. ‘Ouvre-toi, salope!’ Je écarte les cuisses, lèvres gonflées béantes. Son pouce sur mon clito, cercle vicieux. Souffle chaud dans mon cou. ‘T’es trempée, putain.’ Je halète, hanches qui buckent. ‘Frotte-toi sur moi, Chantal. Jouis sur ma cuisse.’ Elle obéit, chatte rasée glissant sur ma peau. Mouille chaude qui coule, ruisselle. Mes doigts en elle, trois d’un coup. Elle crie, ‘Oui, défonce-moi!’ Rythme frénétique, clapotis, sueur qui perle. Seins qui ballottent, claquent. Odeur musquée, animale. Orgasme monte, ventre contracté. Elle tremble, gicle sur moi. ‘Putain, je jouis!’ Moi aussi, vague qui explose. Cris étouffés, corps secoués. Embrassades voraces, langues qui baisent.
L’Approche dans l’Ombre du Réservoir
Brise fraîche nous cueille, enlacées. Soleil disparu derrière les arbres. Son regard cherche le mien. ‘Reste, qui es-tu vraiment?’ Je souris, distant. Déjà je m’écarte. Ramasse mon short poisseux, chemisier en lambeaux. Enfile vite, sans un mot. Sa main effleure mon bras. ‘Attends…’ Je secoue la tête. ‘Juste l’instant, Chantal. Anonyme pour toujours.’ Elle fronce les sourcils, perplexe. Je descends du promontoire, pieds nus sur l’herbe humide. Bruits de feuilles qui craquent. Forêt dense m’avale. Son appel s’éloigne, perdu dans le vent. Cul toujours chaud, chatte pulsant du plaisir. Je rejoins le sentier, redevenue l’étrangère en ville. Personne ne sait. Pas de trace, pas de nom. Juste le souvenir gravé en elle.