Anonyme : Ma Baise Sauvage avec Gilles sur le Matelas Souillé de Rose

La porte de la chambre ouest grince à peine. L’air est lourd, chargé de sueur et de sperme frais. Pétales de pivoines roses collés au drap de coton égyptien, taché de leur jus. Gilles gît sur le ventre, poignets et chevilles scotchées mains dans le dos, bandeau gris sur les yeux. Ses muscles saillants tremblent encore de l’orgasme avec Rose. Paul m’a glissé l’adresse par un message anonyme : ‘Occupez-vous de lui. Restez ombre.’ Je suis Anonyme. Pas de nom, pas de passé. Juste ce corps affamé d’instant pur. Mon cœur cogne. Je retire ma jupe, ma culotte mouillée. Nue, peau frissonnante dans la pénombre. Il ne me verra pas, ne saura rien de moi. C’est mon choix : l’inconnue totale qui le vide une dernière fois.

Ses gémissements montent, suppliants. ‘Sylvie ? Pitié…’ Je m’agenouille près de lui. Ma main effleure son dos luisant, chaud comme un four. Il tressaille, bite qui durcit sous lui malgré la frousse. Je le bascule d’un coup sec sur le dos. Liens qui grincent. Sa queue se dresse, grosse, veinée, encore luisante du foutre de Rose et de sa mouille. ‘C’est qui putain ?’ grogne-t-il, voix rauque. Pas de réponse. Je grimpe à califourchon, genoux de part et d’autre de ses hanches. Ma chatte dégouline, lèvres gonflées frôlent son gland. Chaleur électrique. D’un mouvement fluide, je m’empale. Aah. Plein, tendu au fond. Souffle court qui s’emballe. Ses hanches bucklent malgré le scotch.

Dans l’ombre de la maison interdite

Je roule des bassins, cercles lents. Clapotis humides, bruits de succion obscènes. Sa peau brûle contre la mienne, sueur qui perle et coule entre nos ventres. ‘Oh salope anonyme, baise-moi fort !’ halète-t-il. Mes ongles griffent son torse poilu, pincent ses tétons durs. J’accélère, rebonds violents. Seins qui claquent, chair contre chair. ‘Tu sens ma chatte te traire, comme celle de Rose ?’ murmure-je sale à son oreille, voix voilée. Il grogne bestial, pousse à fond. ‘Oui, plus profond, remplis-moi ton bâtard !’ Ses ‘euh euh’ précipités, rythme de piston. Odeur musquée monte, mélange de bite et de mouille. Ma main sur son cou, je serre léger. Volupté monte, vagues brûlantes. ‘Je vais jouir en toi, inconnue !’ Jet chaud gicle, pulse après pulse au fond de moi. Ho ho ho. Je serre les cuisses, le vide jusqu’à la dernière goutte. Mon orgasme explose, ventre qui convulse, cri étouffé. Visages congestionnés, souffles syncopés.

Il halète, vidé. ‘Qui es-tu ? Encore…’ Je descends, langue sur son gland ramolli, nettoie le mélange gluant. Il frémit. Mais l’instant s’éteint. Je me lève, jambes tremblantes. Essuie ma chatte avec son mouchoir de poche. Remets son bandeau bien serré, vérifie les liens. Il marmonne, épuisé. Pas un mot. Je ramasse mes fringues, nu-pieds sur le sol froid. Porte refermée sans bruit. Dehors, nuit de la ville m’avale. Demain, étrangère totale. Pas de traces, pas de futur. Juste ce sexe brut gravé en moi.

Leave a Comment