Le soleil se couche sur la piscine de Jean-Philippe. Sa femme est partie chez des amis. Pauline déménage ce week-end. Parfait. Personne ne sait que je viens. Je suis Anonyme. Pas de nom, pas d’histoire. Juste mon corps qui appelle le sien. J’arrive par la petite porte latérale, celle des jardins. Le gravier crisse sous mes sandales. Mon cœur cogne. Je porte une robe légère, rien dessous. La chaleur étouffe déjà. Il m’attend au bord de l’eau, torse nu, short ample. Ses yeux me déshabillent. ‘Viens’, murmure-t-il. Sa voix rauque. Je m’approche dans l’ombre des cyprès. Pas un mot sur Vincent. Pas sur mes mensonges. Seulement l’instant. Je retire mes lunettes de soleil. Mes cheveux cascadent. Il tend la main. Je l’ignore. Je glisse ma robe. Nue. Complètement. La brise caresse ma peau moite. Il respire fort. ‘Anonyme ce soir’, dis-je. Il hoche la tête. Comprenant. Pas de passé. Pas de futur. Son regard brûle. Je plonge dans la piscine. L’eau fraîche mord mes seins. Il saute. M’attrape par la taille. Nos corps glissent. Mouillés. Prêts.
Ses mains puissantes agrippent mes hanches. Sous l’eau, il me plaque contre le bord. Ma chatte palpite déjà. ‘Putain, t’es trempée’, grogne-t-il. Sa bouche avale la mienne. Langue vorace. Souffle court. Je griffe son dos. Ses muscles bandent. Il sort de l’eau, me hisse sur le rebord. Jambes écartées. Large ouvertes. Son visage plonge entre mes cuisses. Langue chaude. Rapide. Il lèche mon clito gonflé. Je gémis. Fort. ‘Oh merde, oui…’ Mes hanches bucklent. Sa barbe râpe ma peau sensible. Doigts en moi. Deux. Trois. Je jouis vite. Secousses violentes. Eau qui gicle. Il remonte. Bite dure contre mon ventre. Épaisse. Veineuse. ‘Suce-moi’, ordonne-t-il. Je m’agenouille sur les dalles chaudes. Sa queue en bouche. Salée. Mouillée. Je pompe. Goulûment. Glouglou. Il empoigne mes cheveux. Baise ma gorge. ‘Salope anonyme… t’aimes ça.’ Oui. Je bave. Il me relève. Me retourne. Face à la piscine. Fesses cambrées. Il claque ma peau. Rougeur immédiate. Brûlure. Puis il entre. D’un coup. Profond. ‘Aaaah !’ Cris étouffés. Coups de reins sauvages. Claquements mouillés. Sa sueur goutte sur mon dos. Chaleur intense. Mes seins ballottent. Tétons durs. Il attrape mes poignets. Tire en arrière. Me domine. ‘T’es à moi ce soir.’ Je halète. ‘Baise-moi plus fort !’ Il accélère. Bite qui frotte partout. Orgasme monte. Explosif. Je hurle. Corps qui tremble. Il jouit dedans. Chaud. Épais. Nous collapse. Haletants. Sur le divan proche, encore. Il me prend là. Sauvage. Puis clic-clac dans le salon. Nuits de brutes.
L’Arrivée dans l’Ombre
L’aube pointe. Son corps lourd sur le mien. Sueur séchée. Odeur de sexe. Je me dégage. Doucement. Il dort. Je m’habille. Robe froissée. Pas un mot. Pas un regard. Je reprends la petite porte. Gravier. Nuit fraîche maintenant. Boulevard désert. Bus de nuit. Personne ne sait. Vincent ignore. Pauline déménage sans soupçon. Maman pense à un rancard banal. Je suis redevenue Anonyme. Inconnue dans la ville. Le ventre plein de lui. La tête vide. Juste l’instant gravé. Peau qui picote encore. Souffle qui s’apaise. Demain, thèse. Mensonges. Mais ce soir ? Oublié. Effacé. Prête pour le prochain ombre.