La ruelle empestait la chaleur moite et les ordures. Soleil épuisé sur la tour immense, vitres réfléchissantes. J’étais là, anonyme, fondue dans l’ombre du mur. Personne ne me connaît. Jamais. Juste l’instant, le sexe brut. Mes yeux accrochent sa silhouette qui émerge de la benne verte. Sam. Blouse bleue maculée, pieds nus dans les détritus visqueux. Il vomit, se redresse, hagard. Nu dessous, vulnérable. Mon cœur cogne. Je décide : lui, maintenant. Rester ombre. Pas de nom, pas de passé.
Je glisse vers lui, silencieuse. Odeur infecte nous enveloppe : mouches grasses, matières organiques. Il sursaute, me fixe. Ses yeux s’habituent à mon corps moulé dans une robe noire usée, cape légère pour l’ombre. ‘T’es qui ?’ souffle-t-il, voix rauque. Je pose un doigt sur ses lèvres craquelées. ‘Chut. Juste moi. Ici. Maintenant.’ Ma main descend sur sa poitrine glissante de sueur et de vomi. Sa peau brûle, chaude comme la décharge. Il tremble, mais bande déjà sous la blouse ouverte. Je le tire dans l’angle sombre, contre le mur glissant. Mes lèvres frôlent son oreille : ‘Baise-moi sans savoir.’
L’Approche dans l’Ombre Puante
Ses mains agrippent mes hanches, brutales. Odeur de son corps : sel, crasse, peur. Je défais ma robe d’un geste, nue contre lui. Seins lourds pressés sur sa poitrine rasée. Sa queue raide cogne mon ventre, prépuce humide. Je la saisis, pompe fort. ‘Putain’, grogne-t-il, souffle court. Je m’agenouille dans la merde liquide, mouches bourdonnent autour. Sa bite en bouche : goût âcre, veines gonflées pulsant sur ma langue. Je suce vorace, gorge profonde, salive coule sur mes mentons. Il empoigne mes cheveux, baise ma bouche comme un trou. Bruits : glouglous humides, son halètement rauque, mes gémissements étouffés.
Disparition dans la Nuit Étouffante
Je me relève, tourne dos. ‘Prends-moi.’ Il plaque son torse suant contre mon dos, mains malaxent mes fesses. Doigts enfoncent mon cul, humides de ma mouille. Sa queue frotte ma fente trempée. Chaleur de sa peau contre la mienne, sueur mélange nos odeurs. Il pousse, violent. Déchire ma chatte d’un coup sec. ‘Salope anonyme’, gronde-t-il. Je cambre, ondes de plaisir-pain. Il pilonne sauvage, hanches claquent chair contre chair. Paumes sur le mur gluant, je pousse en arrière. Sa bite enfle, cogne profond. Souffle court dans mon cou, mord ma nuque. ‘Plus fort, Sam. Défonce-moi.’ Bruits : claques mouillées, grognements animaux, mouches zézayant. Mes seins ballottent, tétons durs frottent l’air chaud. Orgasme monte, ventre contracté. Il accélère, couilles giflent mon clito. Je jouis la première, spasmes violents, jus gicle sur ses cuisses. Il rugit, gicle en moi, sperme chaud inonde ma chatte.
On halète, collés, sueur coule en ruisseaux. Son sexe ramollit, sort avec un pop humide. Semence dégouline sur mes cuisses. Je me retourne, l’embrasse vite, langue sale. Pas un mot de plus. Rhabille-moi en un éclair, cape sur épaules. ‘Bye, inconnu.’ Je fonds dans l’ombre de la ruelle, vers la ville lointaine. Il reste là, pantelant, blouse ouverte, sperme sur sa peau. Moi ? Redevenue fantôme. Personne ne saura. Juste ce sexe brut, cet instant. L’odeur de lui sur moi s’efface déjà dans la chaleur. Anonyme totale. Prête pour le prochain.