Dans le grand salon du club d’échecs, au cœur du Marais, je croise Frank Drago pour la première fois. Pierre me présente : Laure Montane, la cent-sixième adhérente. Mais personne ne sait mon vrai nom. Je suis Anonyme. Juste une ombre rousse, taches de rousseur, yeux verts ironiques. Jean moulant, pull bleu, écharpe verte. Étudiante fausse, toubib en réa pédiatrie à Cochin. Je décide là : pas de passé, pas de futur. Seulement l’instant, le sexe brut si ça pète. Frank me fait le tour du proprio. Hôtel particulier du XVIIIe, somptueux. Il vante son oncle Pierre, marquis riche. J’observe l’échiquier. Fou h5 prend pion g4. Les mecs tiquent. Peu importe. Demain, partie amicale chez lui.
Mardi, je le mate en 43 coups. Gambits fous, agressifs. Il est vexé, prestige en miettes. ‘Rejoue contre moi dans d’autres circonstances.’ Je lâche ça, sourire en coin. Jeudi, rue Botzaris. Jupette écossaise, chemisier blanc, claquettes. Froid automnal, mais je m’en fous. Son appart aux Buttes Chaumont : ascenseur privé, vue Paris, terrasse, piscine cachée. ‘Je peux trempette ?’ Strip-tease express. Soutif réséda, culotte sage au sol. Corps roux naturel, henné léger. Plongeon comique, rires. Fesses musclées, juvéniles, qui dansent à trois mètres. Il mate, durcit. Je le sais. ‘Regarde, ça gêne pas.’ Serviette, il sèche mon dos, mes fesses. Peau chaude sous tissu. Tension monte. Échecs d’abord. Échiquier ivoire unique. Je perds au bluff génial. Whisky sec. ‘Aventurier ?’ Ses mains sur les miennes. Baiser yeux fermés. Je reste ombre, pas Laure vraiment.
La Visite qui Allume la Braise
Lit king size, vue Paris. Il me porte, lourde abandonnée. Nue, je le déshabille. Pull off, torse caressé. Zip pantalon, caleçon down. Ma bouche sur sa bite raide, gonflée. Saveur sel, veines pulsantes. Il grogne, souffle court. ‘Putain, Laure…’ Je suce profond, langue tourbillonne. Il me bascule. Nez dans toison rousse, musc épicé. Langue fouille chatte humide, lèvres gonflées. Clito durcit, jus coule. Gémissements rauques, cuisses tremblent. ‘Baise-moi, Frank, enfonce ta queue.’ Il bande comme un taureau. Scotch glacé en bouche, langues dansent, salive brûlante. Mordillements : oreilles, cou, tétons dressés. Aréoles sombres, seins hauts. ‘Jouis-moi dedans.’ Bite entre nichons, va-et-vient glissant. Puis en moi. Fourreau serré, brûlant. Hanches claquent, sueur perle. ‘Plus fort, défonce ma chatte !’ Souffles syncopés, lits grince. Orgasme explose, spasmes.
Échec et Mat dans la Chair
Verre vide, je me retourne. Ventre, dos cambré. Langue dans sillon fesses. ‘Pas là…’ Réticence fond. ‘Vas-y, sodomise-moi.’ Pétrit globes fermes, sueur salée. Pointe rentre, anneau serre. Lent, puis brutal. ‘Aaaah ! Ta bite énorme !’ Cris mêlés, claquements humides. Fricote profond, prostate chatouillée pour lui. Victoire totale, échec et mat charnel. Épuisés, sueur collante.
Nuit tombe. Je me rhabille vite. ‘C’était génial, Frank.’ Bise froide. Ascenseur down, rue Botzaris. Disparue. Pas de numéro, pas de promesses. Étrangère rousse dans Paris. Club d’échecs ? Peut-être plus. Anonyme forever. Juste l’instant gravé, chair contre chair.