Je me glisse dans l’appartement d’Éric comme une ombre. Nathalie m’a briefée. Je suis l’inconnue. Pas de nom. Pas de visage net. Juste ma voix douce pour le troubler. Le bandeau sur ses yeux l’aveugle. Parfait. Il est ligoté au fauteuil, bras en arrière, chevilles scotchées. Sa peau sue la peur et l’excitation. Je décide : anonyme totale. Nathalie parle, je chuchote. ‘Lève tes bras.’ Mon souffle effleure son oreille. Il tremble. Je cliquète les menottes froides sur ses poignets. Cœur qui bat fort contre ma paume. Je reste muette, doigts invisibles.
Nathalie guide. ‘Montre-lui.’ Mes mains froides posent sur ses paumes moites. Je frotte doucement. Chaleur monte. Lubrifiant glisse, huile essentielle à la vanille. Mes doigts dansent sur ses bras, tirent les chaînes. Cling. Il gémit derrière le bâillon. Je malaxe ses cuisses dures. Peau brûlante sous scotch. Doigts remontent, effleurent ses couilles lourdes. Sa bite durcit, veinée, dressée comme un cierge. Je serre la base. Doucement. Puis fort. Il halète, bave coule sur son torse. Ma chatte palpite déjà. Nathalie rit. ‘Continue.’ Je malaxe ses boules, une main astique la queue glissante. L’autre glisse dessous, effleure son trou serré. Il se cambre. Souffle court, saccadé. Bruits humides de peau frottée. Je presse plus bas, un doigt tease l’entrée. Il rue, menottes claquent. ‘Stop !’ ordonne Nathalie. Frustration le ronge. On s’éloigne. Je souris dans l’ombre. Anonyme. Intouchable.
Dans l’ombre du salon
Elles me laissent dans la chambre. Menottée dos, nuque arquée sur l’oreiller. Cheveux châtains étalés. Peau frissonnante d’attente. Porte grince. Éric nu entre. Yeux écarquillés. ‘Salut, Éric.’ Il bégaie un nom. Peu importe. Je suis Anonyme. ‘Aide-moi à tourner.’ Sa main chaude sur mon flanc. Tremble. Je roule sur le côté. Menottes courtes mordent mes poignets. Chatte exposée, lèvres gonflées, jus perle. ‘Nathalie m’a ordonné de te punir.’ Mais mes yeux hurlent : baise-moi. Il hésite. Sonnette tinte au loin. Non. Maintenant.
La revanche dans la chambre
Il s’approche. Bite raide frôle ma cuisse. ‘Putain, t’es trempée.’ Je ris bas. ‘Prends-moi. Brutal.’ Malgré chaînes, je cambre. Il plaque sa bouche sur mes seins. Langue râpe le téton dur. Mord. Douleur exquise. Souffle chaud sur ma peau. Je gémis. ‘Plus fort.’ Sa main descend, doigts écartent mes lèvres. Deux dedans, courbés. Je jouis déjà presque. Paf. Il claque ma fesse. Rougeur brûle. Je tends les jambes autant que possible. ‘Baise-moi, salaud.’ Il grogne. Positionne sa queue gonflée. Pousse. Un coup sec. Remplie. Chaude, épaisse. Il pilonne. Lit grince. Peau claque contre peau. Souffle rauque. ‘T’es une chienne anonyme.’ ‘Oui, défonce-moi !’ Menottes tirent, douleur amplifie. Je contracte autour de lui. Il halète. Sueur goutte sur mon ventre. Plus vite. Bruits de succion, de chair heurtée. Orgasme monte. Je crie. Il explose dedans, sperme chaud gicle. Tremblements. Corps collés, moites.
Sonnette insiste. Poings à la porte. ‘Police !’ Je pousse un hurlement. ‘AU SECOURS ! IL EST FOU ! SAUVEZ-MOI !’ Il blêmit. Je roule hors lit, chaînes tintent. Nathalie surgit par la fenêtre ou porte dérobée. Clés en main. Elle me libère vite. Vêtements enfilés en silence. Regard complice. On file par l’escalier de service. Rues froides de la ville. Anonyme redevenue. Pas de traces. Juste le goût de sa bite sur ma langue. L’instant passé. Prochain partenaire attend.