On déambule dans ces rues qu’on connaît par cœur. Lui et moi, on parle de tout, de rien. Anecdotes qui fusent, rires légers. Ça faisait longtemps. Nos vies merdiques en ce moment, cette bulle nous fait du bien. Sourires complices. On aborde les plaisirs, sous-entendus habituels. Je le taquine sur mon désir pour lui, frôle son torse sous la chemise, bouton défait. Sa peau chaude sous mes doigts, mon corps qui tremble déjà.
Il s’arrête net. ‘J’ai un aveu.’ Sa main sur mon bras, il m’attire dans une porte cochère. Doigts dans mes cheveux, souffle sur ma nuque. Ses lèvres sur mon cou, baiser long, humide. Je frissonne, cœur en vrac. Il murmure à mon oreille : ‘Je pense à toi quand j’écris.’ Baisers légers en chapelet. Puis il recule, on repart comme si de rien. Inconscient, ce con.
L’Approche dans les Rues Oubliées
Je décide là : je reste Anonyme. Pas de nom, pas d’histoire. Juste l’instant, le sexe brut. Personne ne saura qui je suis vraiment. On marche, quartier calme, impasses. Il me guide dans un sentier étroit entre deux maisons. Dédale de garages vides, inoccupés. Il pointe un coin à l’écart. Je m’y engouffre, mur devant moi. Je me retourne, il me plaque d’un coup, mains sur mon visage, baiser sauvage. Langues qui s’emmêlent, souffles courts.
Ses hanches contre les miennes, son renflement dur sous le jean. Mes mains glissent, défaisent la ceinture, le bouton. Lentement. Sa queue chaude à travers le boxer, je la serre. Il gémit dans ma bouche, mordille ma lèvre. Je soupire, penche la tête. Humidité qui perle. Ses mots sales à l’oreille : ‘T’es trempée pour moi, hein ?’ On rougit, souffles haletants.
L’Explosion de Désir et la Fuite Silencieuse
Il m’attrape les bras, les cloue au-dessus de ma tête. Une main sur ma poitrine, il dénude un sein. Bouche sur l’aréole, dents qui pincent. Sensations folles, mon corps menue qui explose. Je me dégage, à genoux d’un geste. Jean et boxer aux chevilles. Ses couilles lourdes, sa bite dure, salée. Langue qui lèche, yeux dans les siens. Il ferme les paupières, gémit. Je l’enfonce profond, gorge qui se contracte. Poignet qui pompe, hanches qui ondulent. Bruits de succion, salive qui coule. Sa queue palpite, précum sur ma langue.
Je recule, écume aux lèvres. ‘Pas si vite, j’en ai trop envie depuis trop longtemps.’ Je reboutonne son jean sur sa trique raide. Il halète, regard fiévreux. Mais c’est l’explosion : je le plaque à son tour, mains partout. Sa peau brûlante, sueur salée. ‘Baise-moi la bouche encore,’ grogne-t-il. Je m’exécute, sauvage. Sa queue qui tape le fond, bruits obscènes. Il me traite de salope, je kiffe. Corps qui tremble, jus qui coule entre mes cuisses. On s’embrasse bestial, on se frotte, mais je contrôle. Pas plus loin, pas aujourd’hui.
Soudain, je m’écarte. Rhabille vite, sourire en coin. ‘C’était bon, inconnu.’ Je tourne les talons, disparais dans le dédale. Pas un mot de plus. Rue calme, je fonds dans la foule. Anonyme totale. Pas de traces, pas de futur. Juste ce feu dans les veines, cette moiteur entre les jambes. Il cherchera, ne trouvera rien. Moi ? J’erre déjà, prête pour le prochain instant brut.