J’arrive à Montréal par le vol de Boston, sac à dos léger, cœur battant. Sandra m’ouvre la porte de la grande maison, sourire complice. ‘Le gymnase au sous-sol est prêt pour toi.’ Je hoche la tête, Anonyme dans l’ombre. Pas de nom vrai, pas d’histoires. Juste l’instant. Torse nu, il sort de la douche, jean usé sur les hanches. Ses yeux me scannent : plantureuse, courbes dansants, accent suave. Le sous-sol sent le métal des poids, le cuir du banc, l’humidité de juin. Je pose mon sac près de la garde-robe immense, débarras de fringues oubliées. Il traîne là, pieds nus sur le béton frais. ‘Andrea ?’ tente-t-il. Je souris sans répondre, ombre mouvante. Mon t-shirt colle à ma peau moite du voyage, soutif push-up tend mes nichons lourds. Je m’étire, arque le dos, laisse deviner mes fesses rebondies sous le legging. Il bande déjà, bosse dans le jean. Je décide : anonyme totale. Pas de passé, pas de futur. Juste sexe brut. Je m’approche du banc de musculation, cambre les reins, attrape une haltère légère. Mes seins ballottent, tétons durs percent le tissu. Son souffle s’accélère, il s’avance, main sur mon épaule. Chaleur de sa paume irradie. Je pivote, lèvres effleurent son torse. ‘Anonyme’, murmuré-je, voix rauque. Ses doigts glissent sous mon t-shirt, pincent un mamelon. Feu. Je gémis bas, pousse mon bassin contre sa queue dure.
Il me plaque contre le mur froid du sous-sol, bouche affamée sur mes lèvres. Langues s’entremêlent, salive chaude coule. Je défais son jean d’un geste sec, libère la bite raide, veines gonflées. ‘Suce-moi, Anonyme.’ Je m’agenouille sur le tapis moisi, béton dur sous les genoux. Sa queue emplit ma bouche, gland salé pulse sur ma langue. Je l’engloutis profond, gorge serrée, glotte qui cogne. Slurp bruyant, salive dégouline sur mes mentons. Ses mains dans mes cheveux roux, tirent fort. Je le pompe vorace, boules lourdes claquent mon visage. ‘Putain, ta bouche est un fourreau.’ Je relève les yeux, gourmande, crache sur la hampe luisante. Il me relève, arrache mon legging. Chatte trempée offerte, lèvres gonflées. Doigts en moi, crochètent G, jus gicle sur sa paume. Je râle, ongles dans son dos. Il me retourne, fesses écartées sur le banc. Langue dans ma raie, lèche mon trou plissé. Pouce pénètre, lubrifie. ‘Baise mon cul, inconnu.’ Gland pousse, sphincter résiste puis cède. Déchirure brûlante, plaisir viscéral. Il ramone, couilles giflent mes cuisses. Claquements humides emplissent le gymnase. Je cambre, pousse en arrière, anus serré avale sa queue entière. Orgasme monte, chatte vide palpite. Il sort, enfonce en chatte d’un coup sec. Pilonnade féroce, seins secoués ballotent. ‘Jouis, salope anonyme !’ Je hurle, spasme violent, cyprine inonde ses couilles. Il grogne, jets chauds inondent mon cul. Sperme coule tiède sur mes cuisses tremblantes. Souffles courts, sueur colle nos peaux.
L’approche dans l’ombre du sous-sol
Corps rompus, il s’effondre sur le banc. Je me relève, jambes flageolantes, essuie ma chatte d’un revers. Pas un mot. J’enfile legging vite fait, t-shirt froissé. Sac ramassé, je grimpe l’escalier sans bruit. Sandra dort en haut, Marianne aussi. Porte claque doux dans la nuit humide de Montréal. Rue déserte, néons flous. Je disparais, ombre dans la ville. Inconnue redevenue étrangère. Plaisir gravé dans la chair, mais traces effacées. Juste l’instant, brut et fugace.