Paris, fin d’après-midi étouffant. Les bibliothèques m’ont saoulée, trop de vieux secrets. J’entre dans cette boutique de lingerie, anonyme totale. Personne ne sait mon nom. Jamais. Un string noir attire mon oeil. Minuscule, provocant. La vendeuse s’approche, sourire complice. « Si ma cliente veut l’essayer, vous pourrez vous-même constater quel effet ce string peut faire sur une belle femme. » Sa voix glisse comme du miel chaud. Je hoche la tête, ombre muette. Cabine étroite, rideau tiré. Je retire ma jupe, ma culotte. Le tissu frôle ma peau moite. Mes cuisses tremblent déjà d’anticipation. Pas de passé, pas de futur. Juste ça.
Le rideau s’entrouvre. Elle est là, la vendeuse, yeux brillants. Lui suit, le patron sans doute. Grand, regard affamé. « Vas-y, baise-la, elle est mûre », ordonne-t-elle en me léchant les couilles – non, attends, c’est moi qui écarte les jambes, chatte ouverte. String aux chevilles. À quatre pattes sur le sol froid. Il me pénètre d’un coup. Sa bite épaisse déchire l’air humide. Ma chatte avale tout, serrée, brûlante. Souffle court, halètements rauques. Ploc-ploc des chairs qui claquent. Sa peau colle à la mienne, sueur salée. Je gémis, gorge profonde. « Oh putain, t’es trempée salope. » Ses mains agrippent mes hanches, ongles enfoncés. Chaleur monte, ventre noué. Elle se tripote sous son string, doigts luisants. « Suce-le maintenant. » Elle ressort sa queue gonflée, la gobe avec art. Bruits de succion, glouglou obscènes. Ma langue lèche son cul pendant qu’il me pompe à nouveau. Bite qui redurcit, veinée, prête. Elle ôte sa culotte, s’offre. « Décharge-toi en moi. » Il la baise au sol, moi je lèche ses couilles tendues. Odeur musquée, sperme qui pulse. J’éjacule – non, lui, trois fois. Premièrement en moi, jus chaud inondant mes parois. Deuxièmement dans sa bouche avide. Troisièmement sur nos peaux mêlées. « Arrose-moi les intestins ! » crie-t-elle. Mes boyaux en feu, orgasme qui secoue. Cris étouffés, murs qui tremblent. Sa bite palpite, mon clito gonflé frotte le sol. Pisse qui coule presque, excitation totale. Corps visqueux, chevelure collée, souffles syncopés.
Dans l’Ombre de la Boutique
Ça explose. Sauvage. Sans frein. Mes seins ballottent, tétons durs comme cailloux. Il me traite de salope, je mouille plus. « Jouis, inonde mon cul ! » Dialogues sales crachés entre deux coups de reins. Sensations folles : chaleur pulsatile de sa verge, humidité poisseuse entre mes cuisses, goût salé sur ma langue. Elle me doigte, trois doigts, jus qui gicle. Orgasme multiple, jambes qui flageolent. Bruits : claques humides, gémissements gutturaux, sperme qui clapote.
Puis, vide. Je me relève, jambes molles. String froissé au sol. J’enfile ma jupe vite, sans un mot. Rideau écarté. Je sors. Air parisien frais sur ma peau rougie. Pas de regard en arrière. Eux, pantelants dans la cabine. Moi, disparue. Redevenue étrangère. Rue bondée, anonyme totale. Sourire idiot aux lèvres. Personne ne saura. Juste l’instant gravé dans ma chair.