9 février. Train brinquebalant. Je m’assois sur la banquette dure, foulard autour du cou. La vieille octogénaire me fixe depuis le début. Ses yeux perçants. Je ferme les miens, m’assoupis. Souffle court du wagon. Courant d’air froid me fait frissonner. Téléphone vibre. Sa voix rauque : « Je te veux. » Mon cœur s’emballe. « Qu’attends-tu ? » susurré-je. Communication coupée. Putain. Je relis ma nouvelle érotique, « Paris Bruxelles ». Mamie grimace à la couverture. Je me décale. Paysage défile, flou. Envie pressante. WC crades. Bonne, mamie dort maintenant. Je souris bêtement.
Son regard à lui, à l’arrivée à Paris. Son sourire carnassier. Il me fixe, prend ma main. Hôtel début d’après-midi. Porte claque derrière nous. Anonyme totale. Pas de nom, pas de passé. Juste l’instant. Nos langues s’emmêlent, chaudes, humides. Il m’appuie contre la porte. Ses mains glissent sur mes courbes, pressent mes seins. Soupirs rauques. Je guide ses paumes sur ma poitrine gonflée. Je me déhanche, langoureuse. C’est moi qui mène.
L’Approche dans l’Ombre du Train
Je lui ajuste le foulard sur les yeux. Noir total pour lui. Je le déshabille lentement. Sa peau brûlante sous mes doigts. Je lèche son torse salé, sa sueur. Salive coule sur ses abdos tendus. J’évite sa queue raide, dressée comme un pieu. Il gémit, souffle court. Je m’amuse. Doigts pincent ses tétons durs. Langue trace des cercles humides sur son ventre. Il tremble.
Je m’allonge sur le lit. Il me laisse faire d’abord. Baisers fiévreux, caresses précises. Sa langue fouille ma chatte trempée. Je frissonne. Mais je reprends. Cuisses enserrent sa tête. Ma bouche plonge entre ses jambes. 69 vorace. Je le suce, pompe sa bite gonflée. Langue tournoie sur le gland luisant. Il me mordille le clito, dents effleurent. Je gémis, gorge pleine. Salive dégouline. Il fouille profond, me fait redevenir femme. Frémissements montent.
L’Explosion de Plaisir à l’Hôtel
« Je veux que tu me baises », haleté-je. J’arrache le foulard. Guide sa queue dans ma fente ruisselante. Plénitude. Il remplit tout. Mouvements lents, profonds. Chaleur pulsatile. Mais j’en veux plus. D’un coup de reins, je l’allonge. M’empale dessus. Haut-bas, bas-haut. Je tourne les hanches, ris nerveusement. Plaisir pur. Train arrêté dans ma tête, retard technique. Souvenirs du wagon.
Soudain, je m’arrête. « Tu n’es pas un homme, je ne sens rien. » Provocation. Je m’allonge ventre plat. Il grogne. Me prend en levrette, brutal. « Salope, tu vas voir. » Coups de butoir sauvages. Bite tape au fond. Peau claque contre peau. « Tu la sens là ? Hein ! » Je rougis, pivoine. Gémis fort. À quatre pattes, je pousse en arrière. Il me pilonne. Orgasme monte. Je jouis violemment, tête dans l’oreiller. Cris étouffés. Il s’arrête. « Suce-moi jusqu’au bout. » Bouche avide. Pupilles dilatées. J’avale tout, gorge contractée. Visage crispé de lui, extase. Sperme chaud gicle sur ma langue, coule aux lèvres. Je lèche, savoure.
Porte ouverte. Je repars. Pas un mot. Rue anonyme de Paris. Mamie dans le train s’essuie la bouche, souvenirs vifs. Moi ? Inconnue totale. Ombre dans la ville. Prête pour la prochaine.