Le couloir de l’hôtel pue la moquette synthétique. Chambre 327. J’hésite une seconde, main sur la poignée. Cobra m’attend, ou du moins son scénario. Mais je suis Anonyme. Personne ne sait mon nom. Jamais. Je pousse la porte. Lentement. L’air conditionné me glace la peau.
Un homme est là. Pas Cobra. Grand, regard intense, chemise ouverte sur un torse marqué par les ans. Trente-trois ans, dit-il plus tard. Thomas. Sur le lit, une combi de moto, un casque. Deux livres : Pascal, Valéry. Pas d’accessoires SM, pas de fouet. Il sourit, maladroit. ‘Je ne suis pas lui. Mais je suis là.’ Mon cœur cogne. Fuir ? Non. L’instant m’attire. Je reste ombre. ‘Anonyme’, je murmure. Il hoche la tête. Pas de questions. Parfait.
L’Arrivée dans l’Ombre de l’Hôtel
Je m’approche. Mes talons claquent sur le sol. Il sent bon, sueur propre, désir brut. Pas de mots inutiles. Je pose mon sac. Robe noire moulante, rien dessous. Ses yeux glissent sur mes cuisses. Je décide : anonymat total. Pas de passé, pas de futur. Juste ça. Mes doigts effleurent sa joue, barbe naissante qui râpe. Il tremble légèrement. ‘Pas de jeu écrit’, dit-il. ‘Impro.’ Je ris, bas. ‘Baise-moi comme un inconnu.’
Ses mains agrippent mes hanches. Dures, fiévreuses. Il me plaque contre le mur. Bouche sur la mienne, langue invasive, goût de café et d’urgence. Je gémis, souffle court. Sa main remonte ma robe, trouve ma chatte déjà trempée. ‘Putain, t’es prête’, grogne-t-il. Doigts qui fouillent, claquent mouillé. Je mords son épaule, ondes de chaleur qui montent.
Il me jette sur le lit. La combi tombe par terre. Je déchire sa chemise, boutons qui volent. Son torse, muscles tendus, poils drus. Je descends, zip de son pantalon. Sa bite jaillit, épaisse, veinée, tête luisante. Je la happe, gorge profonde. Il jure : ‘Salope, avale-moi.’ Suc gluant sur ma langue, sel et mâle. Il me repousse, cul en l’air. Frappe mes fesses, rougeur qui picote. ‘Écarte.’ Sa langue sur mon trou, vorace, aspire mon jus.
L’Explosion des Corps et du Désir
Il enfonce d’un coup. Remplissage brutal, parois qui s’étirent. Je crie, ongles dans les draps. Va-et-vient sauvages, claquements de peaux. Sueur qui dégouline, nos souffles rauques. ‘Plus fort, casse-moi’, je halète. Il obéit, poignets bloqués dans son dos, chevauchement bestial. Mes seins ballottent, tétons durs frottés au matelas. Orgasme monte, vague brûlante. Je jouis en premier, chatte qui convulse, gicle sur ses cuisses.
Il accélère, grognements animaux. ‘Je vais te remplir.’ Explosion en moi, sperme chaud qui pulse, déborde. On s’effondre, corps collants, cœurs affolés. Silence lourd, respirations syncopées. Sa main caresse mon dos, tendresse fugace. Mais je suis Anonyme. Pas de câlin, pas de mots doux.
Je me lève. Tremblements encore. Robe remise, froissée. Il tend la main : ‘Reste.’ Je secoue la tête. ‘Juste l’instant.’ Pas de numéro, pas de nom. Je ramasse mon sac. Porte claque derrière moi. Couloir vide, ascenseur qui descend. Dehors, ville anonyme m’engloutit. Moto ? Il attendra. Moi, je disparais. Étrangère redevenue, chatte encore palpitante de lui. Plaisir pur. Brut. Fini.