Je frappe à la porte de cette maison en plein déménagement. Feuille et stylo en main, prétexte bidon pour vérifier le chargement. Personne ne sait qui je suis. Anonyme totale, ombre passagère. J’aime ça. Pas de nom, pas d’histoire. Juste l’instant, le sexe qui palpite.
J’entre. Bruits de pas lourds en haut. Je monte, silencieuse. Sur le seuil de la chambre, je les vois. Carole, nue, écrasée sous les deux déménageurs. Le jeune géant la pilonne par derrière, l’autre dans sa bouche. Sueur, grognements, claquements de chairs. Elle gémit, arquée, perdue dans l’orgasme. Ils explosent en elle, pulsations visibles.
L’approche dans l’ombre de la maison vide
Je reste figée dans l’ombre du couloir. Décision prise : anonyme pour toujours. Pas de présentation. Juste mon corps qui réagit. Chaleur monte entre mes cuisses. Je les interrompts d’une voix rauque : “Et bien, on ne s’ennuie pas ici, mais le travail n’avance pas…”
Ils sursautent. L’homme bondit, pèse sur elle. Rires nerveux. Conversation vive. Ils reprennent le boulot, embarrassés. Carole file à la salle de bains, rouge de honte. Moi, je décide : elle sera mienne. Sans un mot sur moi. Juste le présent, brut.
Je la trouve plus tard, drapée dans sa serviette, dans la chambre des gosses. Cartons partout. Les mecs démontrent le lit au loin. Je pose la main sur son épaule. Sa peau chaude, moite. Elle tremble. Je lui arrache ses fringues des mains. “Ne les remets pas. T’es bien comme ça.”
Elle hésite. Je la guide vers la chambre vide. Tire sur la serviette. Nue. Belle, vulnérable. Je m’agenouille. Écarte ses cuisses. Odeur musquée, mélange de sperme et d’elle. Ma langue plonge. Elle sursaute. Clitoris gonflé, trempé. Je lèche, aspire, mordille doucement. Goût salé, âcre. Son souffle court, halètements saccadés.
L’explosion et la disparition sans traces
Ses hanches bucklent. Je passe mes bras sous ses fesses, empoigne ses hanches. La cloue. Langue en fouet, rapide, profonde. Elle se tend, muscles durs. “Putain…” gémit-elle. Je sens son jus couler. Chaud, abondant. Elle s’arque, crie. Orgasme violent, corps qui convulse. Je bois tout.
Je me relève. Enlève pantalon, slip. Pubis rasé, lisse. Je chevauche sa cuisse. Presse mon sexe contre sa peau ferme. Frottements lents, circulaires. Mon clito durcit sur son muscle. Ses seins sous mes mains. Je pétris, pince les tétons. Douleur-plaisir. Elle halète encore.
Rythme qui monte. Hanches ondulantes, pressions intenses. Sueur qui perle. Bruits humides, chairs qui claquent. Mes doigts dans ses cheveux, tirant. “T’aimes ça, salope anonyme ?” je murmure. Elle hoche la tête, yeux mi-clos. Mon orgasme arrive. Voile sur les yeux. Cri étouffé. Cuisses qui serrent fort, presque douloureux. Je me libère, essoufflée.
“Je t’ai pas pris grand-chose…” Je me rhabille. La laisse là, pantelante. Les mecs finissent le job. Je disparais en bas, sans un regard. Camion chargé, je m’éclipse. Rue anonyme, ville qui avale. Pas de traces, pas de futur. Juste le souvenir de sa chatte sous ma langue, son corps qui s’offre à l’inconnue. Moi, redevenue fantôme.