Le hall de l’hôtel pulse d’une tension électrique. Vingt heures précises. Moi, Anonyme, personne ne connaît mon vrai nom. Pas ce soir. Pas pour lui. Jérémie, le jeune copain de ma voisine Marina. Grand, sec, cheveux rasés. Il me mate déjà, timide mais affamé. Catherine ? Oubliée. Je suis juste cette femme mûre pomponnée, pantalon de lin blanc presque transparent moulant mes hanches larges, chemisier à fleurs flottant sur mes seins fermes. Brushing impeccable, boucles d’oreilles qui tintent. Pas de passé d’institutrice, pas de veuvage, pas de fille en Asie. Juste l’instant. Le défi lancé : échange de partenaires. Deux chambres communicantes, porte ouverte. Qui craque la première perd. Cris limités à deux max. Moi contre Marina. Mon mec avec elle, ce jeune avec moi. Je choisis l’ombre. Pour lui, je suis une inconnue totale. Terrain neutre, capotes et lubrifiant sur le bureau. Top départ à vingt et une heures. Mon cœur cogne. Sa jeunesse m’excite déjà.
La porte claque derrière nous. Chambre spartiate, lit double blanc. Il s’approche, souffle court. Ses mains tremblent un peu en ôtant mon chemisier. Mes tétons durcissent sous le tissu fin. “T’es bandante, mamie”, murmure-t-il, voix rauque. Je ris bas, sensuelle. Pas de mots sur moi. Juste mon corps. Il descend mon pantalon, révèle mes porte-jarretelles blanches, mon buisson taillé. Je m’agenouille, attrape sa bite à travers le survêt. Dure comme fer, veineuse, jeune. Je la sors, la gobe. Sa peau chaude pulse sur ma langue. Il gémit, mains dans mes cheveux sans décoiffer. De l’autre côté, bruits : ma voisine halète déjà sous mon mec. Ça m’allume. Je me redresse, nue, ventre rebondi offert. Sur le lit, à quatre pattes face à la porte ouverte. Il enfile la capote, enduit de gel froid mes fesses. Doigts qui écartent, qui sondent mon cul. “T’as déjà fait ça ?” Je hoche, muette. Anonyme.
L’Approche dans l’Ombre de l’Hôtel
Il pousse. Lent d’abord. Mon trou serré s’ouvre, brûle doux. Sa queue épaisse glisse, centimètre par centimètre. Chaleur intense, plénitude anale. Je halète, souffle court. Peau moite contre la mienne. Il accélère. Claquements secs, fesses qui rougissent sous les chocs. “Putain, t’es large et serrée à la fois”, grogne-t-il. Mes seins ballottent, tétons frottent les draps râpeux. Je pousse en arrière, avide. “Plus fort, enfonce-la !” Premier cri m’échappe, strident. De l’autre chambre, silence relatif. Il agrippe mes hanches, larges, charnues. Sueur coule entre nous, salée. Son bassin claque le mien, rythme sauvage. Muscles tendus, cuisses qui tremblent. Odeur de sexe brut, mélange de gel et de mouille. Deuxième râle : “Baise mon cul, petit ! Défonce-moi !” Il rit, excité, accélère. Troisième cri, incontrôlable. KO. Perdante. Mais jouissance monte, vague brûlante. Il se retire, arrache la capote. Jets chauds sur mon dos nu, visqueux, abondants. Je m’affale, oreiller sous la tête, évitant les regards. Mon mec et Marina nus sur le seuil, ébahis. Souffle rauque, corps luisant.
Douche rapide, eau tiède rinçant la sueur et le sperme. Robe de chambre nouée. On se regroupe, rires gênés. Victoire de Marina. Restaurant étoilé pour elle. Mais moi, Anonyme, je file sans traces. Pas un mot sur hier, sur mes chats, mon appartement cosy au deuxième étage. Jérémie me salue, yeux brillants. “À plus ?” Silence. Je descends l’escalier, nuit fraîche sur ma peau encore chaude. Dehors, ville anonyme. Redevenue étrangère. Demain, brushing neuf, provoc à la voisine. Mais ce soir, juste le souvenir viscéral. Plaisir brut, sans futur.