Sur la place du Général Leclerc, je tâtonne avec ma canne. L’air chaud de l’après-midi colle à ma peau. Une voix grave m’approche : « Mademoiselle, puis-je vous aider ? » Je refuse poliment. J’attends mon mari à l’angle de la rue du Dr Mauroy. Mais il insiste, charmant, protecteur. Il craint un accident. Son souffle sent le tabac frais. Je cède. Il m’emmène au bar Le Glacier en face. Terrasse ombragée, sorbets aux myrtilles qui fondent sur la langue.
Assis près de moi, il effleure ma joue. « Une poussière », dit-il. Sa main glisse sur mon bras. Chair de poule. Je rougis, je le sens à la chaleur qui monte. « Votre peau est délicate. » Ses doigts osent ma cuisse sous la table. Court frisson. Les gens nous prennent pour des amants. Je proteste faiblement. Il parle de ma poitrine, de mon ombilic. Ma tête tourne. « Des chambres au-dessus pour vous reposer. » Je le touche : cheveux épais, nez droit, bouche gourmande. Sa voix rauque m’envoûte. Je le suis, anonyme, ombre sans nom ni passé.
L’approche séductrice au bord du trottoir
Dans la chambre, rideaux tirés, odeur de moquette usée. Il embrasse mon cou. Glissière de robe qui descend. Soutien-gorge arraché. « Pour respirer mieux. » Ses mains sur mes épaules, descendent aux hanches. Je gémis : « Non… » Mais mon corps trahit. Sa bouche goûte mes seins. Goût de myrtille sur ma peau. Langue qui tournoie. Tétons durs comme cailloux. « Miel de garrigue », murmure-t-il. Je défaille, jambes molles.
Il m’allonge. Poème chuchoté : « Aux doux tétons tendus… » Sa langue descend, ventre sucré. Je supplie : « Arrête… non, continue ! » Ange-Démon, il l’appelle. Promesse brisée : culotte arrachée. Fesses nues, jardin d’Éden. Lèvres sur mon sexe. Chaud, humide. Langue qui fouille. Cuisses qui se serrent sur son visage. Souffle court, halètements. Doigt qui glisse, là, pile au bon endroit. Je hurle : « Dévore-moi ! » Orgasme qui explose, vagues violentes. Visage ruisselant, il respire à peine.
L’explosion sauvage et la fuite anonyme
Sa queue rigide contre ma cuisse. Longue, épaisse. Je la palpe, curieuse. « Tu ne sentiras rien », promet-il. Mensonge. « Prends-moi fort ! » Il hésite. « Sois plus cochonne. » Salaud. « Bourre-moi ! Défonce-moi ! » Il entre, lent d’abord. Chaud, veiné, qui étire. Souffle rauque dans mon oreille. Hanches claquent. Peau moite qui claque. Bruits humides, succions. « Oui ! Non ! Encore ! » Je griffe son dos. Secousses sismiques. Il accélère, grogne. Je palpite autour de lui. « Pierre ! » il dit. Intime, bestial. Orgasme partagé, corps secoués.
Essoufflés, sa main sur mon bras. Alliance sentie pendant l’acte. « Ta femme ? » « À la folie. » Moment volé. Je me rhabille, robe sans culotte. Taxi hélé. Il regarde partir l’inconnue. Demi-heure plus tard, maison à l’écart. Mari descend de sa voiture. Enfants accourent. « Aveu : nue sous ma robe. Culotte oubliée. » Il rit : « Dans ma poche. » Chevalier avec son Graal. « Ton cadeau : une merveilleuse infidélité. » Je rougis. Anonyme pour Pierre, complice pour lui. Redevenant étrangère dans la ville, fesses nues à la fête.