Dans la voiture, garée devant la maison des amis de Brice. Il hésite, souffle court. « Sonia, la cousine de David, me court après. Joue le jeu, dis que t’es ma copine. » Je hoche la tête. Anonyme totale. Pas de nom, pas de passé. Juste ce soir. Main dans la main, on entre. Regards lourds de Sonia, furibonds. Ambiance chaude, rires, verres qui tintent. David m’invite à danser. Biguine rythmée, corps qui se frôlent. « Brice et toi, c’est du fake, mais il kiffe grave. » Je souris, muette. Secret intact.
Sonia murmure à une copine : « Ils se touchent pas, c’est du bluff. » Flûte. Je fonds sur Brice au buffet. Bras autour de sa taille. Sa chemise fine, chaleur de son torse qui irradie. Crispation dans mon ventre, humide déjà. Musique douce. Je l’entraîne. Corps collés. « Elle doute. Serre-moi. » Son souffle chaud dans mon oreille. Gémissement étouffé. Sa main sur ma fesse, l’autre au creux des reins. Pression contre son bassin dur. Lèvres effleurent sa joue. Baiser d’abord timide, puis vorace. Langues qui dansent, salive partagée. Sonia bout de rage. On reste collés toute la soirée. Baisers volés, sourires complices.
L’Approche dans l’Ombre
Retour en voiture. Tristesse qui monte. Fin de la comédie ? Non. Devant mon immeuble. « Je te raccompagne. » Escaliers sombres. À la porte, merci, baiser fou. Je l’attire dedans. Porte claquée. Chemise déboutonnée. Peau douce, chaude, pectoraux fermes. Il recule. « Si on continue, j’explose. Pars avant regrets. » Rire rauque. « T’en as envie ? » « Putain oui, mais… » Je verrouille. Lèvres sur son dos musclé, torse. Mains dans son dos, ceinture défaite. Pantalon baisse. Boxer tendu. Fesses fermes sous mes doigts. Mordillement oreille. Paume sur sa bite dure, gonflée. Il m’attrape. Yeux en feu. « Sûre ? » « Baise-moi, s’il te plaît. »