Sur le trottoir glauque du bistrot, l’air printanier de Paris caresse ma peau. Ben et Paul, mes potes de fac, proposent de continuer chez Ben. Deux stations de métro. Bières, whisky, thé. J’acquiesce. Ce soir, je décide : je suis Anonyme. Pas de nom vrai, pas de passé. Juste l’instant, le sexe brut. Personne ne saura qui je suis vraiment. Dans le métro, rires idiots, blagues salaces. Je rougis, mais ça chauffe déjà entre mes cuisses.
Ascenseur jusqu’au cinquième, escalier de service au sixième. Studio modeste sous les combles. Rires explosent à l’entrée. J’ose ‘bite’. Ils s’indignent, hilares. Voisin grogne pour le calme. Promis. Vessies vidées, on s’affale sur les coussins usés. Thé, whisky. Verre trop plein pour moi. Conversation glisse sur les amours. Je provoque : ‘Vous partagez tout, même les nanas ? Double pénétration ?’ Leurs yeux s’allument. Paul saute sur le canapé, m’emprisonne. ‘Toi aussi, tu veux essayer ?’ Sa langue dans ma bouche, chaude, humide. Ben pelote, main dans ma culotte. Je branle leurs queues raides à travers le tissu.
L’approche dans l’ombre du désir
Torses nus, ceintures ouvertes. Seins malaxés, chair ferme qui durcit sous ses doigts. Sa main à Ben fouille ma fente trempée. Souffle court, gémissements. Je les branle, maladroite mais affamée. Pause. Deux bites dressées : la mienne normale, celle de Ben énorme. Je mords ma lèvre. ‘Mmmh…’ Paul m’embrasse, je m’affaisse sur Ben. Gorge profonde, salive qui coule. Il gémit. Paul me déshabille : jean arraché, culotte trempée jetée. Nue, jambes potelées écartées, chatte rasée luisante.
Paul à mon entrejambe, langue sur mon clito. Positions changent. Je suce Paul debout, Ben s’empale en moi. Sa queue monstrueuse étire ma chatte. ‘Ah putain, t’es trempée !’ Râle primal. Porte s’ouvre. Stéphane, voisin, caleçon aux genoux, bite dure. Silence figé. J’éclate de rire. ‘Quand y’en a pour deux…’ Il bande plus. Paul se présente, queue tendue. ‘Moi c’est Paul.’ Je crie : ‘Baisez-moi tous !’ J’avale Stéphane, gorge qui pulse.
L’explosion et la disparition anonyme
Jean-Ba’ arrive, black du mur d’à côté. Queue honorable. ‘Quatre bites ! Je vais jouir !’ Ben me pilonne fort, chair claque. Orgasme me secoue, corps raidi, jus gicle. Explosion. Ils me passent de l’un à l’autre. Ben m’encule doucement, salive comme lub. ‘Plus gros cul de ta vie !’ Chatte et cul remplis, doubles pénétrations. Peau brûlante contre peau moite. Souffles haletants, grognements. ‘Salope, t’aimes ça !’ ‘Oui, pute en feu !’ Sperme gicle : en bouche, chatte inondée, cul, seins, ventre. Cinq charges au moins. Nuits de cris, sueur, chairs qui claquent. Pas de capotes, ivresse totale.
Aube grise. Corps endoloris, sperme séché partout. Ils dorment. Je me lève, nue, ramasse fringues. Regard sur Ben, Paul, endormis. Pas un mot. Pas de passé, pas de futur. Je m’habille vite, chatte douloureuse qui suinte encore. Porte claque doucement. Escalier, rue. Métro anonyme. Paris m’avale. Inconnue totale. Juste l’instant gravé en moi. Ils appelleront ‘Julie’, mais je suis Anonyme. Disparue sans traces.