La porte du frigo claque. Froid glacial sur ma peau. Je suis là, anonyme totale, personne ne sait mon vrai nom. Juste ‘Anonyme’ pour la soirée. Ce réveillon chez des potes de potes, un forum de défis Noël m’a poussée ici. Bourriche d’huîtres des Kerguelen, fraîchement sorties. Gergerine oubliée d’Halloween sur le buffet. Odeur d’olive écrasée, beurre fondu. J’hésite pas. Rester dans l’ombre, c’est mon kif. Pas de passé, pas de futur. Juste l’instant, le sexe brut qui pulse.
Sapin clignote. Rires en fond. Quelqu’un crie ‘Saperlipopette, où est le tire-bouchon ?’. Je mate le loup de la tablée. Grand, regard affamé, samouraï dans ses gestes précis. Il emberlificote pas, direct. Moi non plus. Je m’approche, souffle court. ‘T’as déjà goûté ces huîtres Kerguelen ? Elles glissent comme un secret.’ Ma main frôle la sienne. Chaleur immédiate. Il grippe, voix rauque : ‘Montre-moi.’ On s’isole derrière la gergerine, ombre du sapin. Mes doigts sur sa braguette. Il grogne, ‘T’es qui, toi ?’ ‘Anonyme. Et toi, loup ?’
L’Approche dans l’Ombre du Sapin
Il m’attrape la nuque. Peau brûlante comme braise sous neige. J’ouvre ma robe fendue, cuisses nues. Il plonge, langue vorace. ‘Putain, t’es trempée.’ Je gémis, ondes électriques. Ses mains grippent mes hanches, me plaquent contre le mur froid. Odeur de brimbelles dans l’air, tarte Noël qui cuit. Je le chevauche là, direct. Bite dure, veinée, qui m’emplit d’un coup. ‘Baise-moi fort, loup.’ Il rue, coups de reins sauvages. Ma chatte palpite, serrée autour de lui. Sueur coule, mélange sel et désir. ‘T’es une salope anonyme,’ halète-t-il. ‘Ouais, et j’avale tout.’ Bouche sur la sienne, goût olive et vin. Il me retourne, cul en l’air. Pénètre profond, claques de chair. Orgasme monte, braise qui explose.
L’Explosion sur la Table de Fête
Ses doigts pincent mes seins, tétons durs comme coquilles. Je jouis la première, spasme violent, jus qui gicle. Il suit, gicle chaud dedans. ‘Nom de Dieu…’ Respire fort, corps collés, tremblements. Bruits de famille dehors, verres qui tintent. On se rhabille vite, regards complices. Pas un mot de plus. Je lisse ma robe, lèvres gonflées. Il sourit, samouraï vaincu. Moi ? Je disparais déjà.
Porte claque derrière moi. Nuit noire, froid mord les oreilles. Ville endormie, guirlandes rouges. Pas de numéro, pas de baiser d’au revoir. Juste le souvenir de sa queue en moi, de ces huîtres promises. Je marche, anonyme redevenue étrangère. Plaisir pur, sans chaînes. Prochain réveillon, nouvelle proie. Saperlipopette, c’était bon.