La cabine 13 pue le moisi et le sexe rance. Capote usagée au sol, comme un avertissement. En bas, Léonard gueule encore après sa dérouillée. Je monte, pieds nus sur le carrelage froid. Sang sur les marches, trace de lui. Jabril, le Français tanné qui m’a chauffée toute la journée. Je décide là : pas de nom, pas d’histoire. Juste moi, l’inconnue, pour un coup de reins pur. L’ombre de l’escalier me cache. Je pousse le rideau. Il est assis, tête basse, arcade ouverte, sang gouttant sur ses cuisses. Sa peau luit de sueur, torse nu, caleçon trempé moulant sa bite à moitié dure. ‘Sors de là, idiot’, je murmure en anglais rauque. Il lève les yeux, surpris. Je m’approche, genou à terre. Mes cheveux roux encore humides de la douche tombent sur son épaule. Chaleur de sa peau contre mes doigts. Je tamponne l’alcool sur la plaie. Il grimace, souffle court. Son odeur mâle m’envahit : sueur, adrénaline, désir refoulé. Je plaque ma main sur son torse, le colle au mur carrelé froid. Son caleçon bande à nouveau, frotte ma cuisse. Je souris, langue sur piercing rose. Pas de mots inutiles. Juste regards. Les siens brûlants. Les miens affamés. Je glisse mes hanches contre lui. Tissu fin de ma robe mouille déjà entre mes jambes.
Le couloir sombre nous avale. Lumière faible du salon en bas. Risque de se faire choper. Ça m’excite. Je le pousse contre la rambarde. Lèvres sur son cou salé. Il grogne, mains sur mes fesses. ‘Fuck me now’, je halète. Il remonte ma robe, cul nu à l’air. Air frais sur ma chatte trempée. Il s’agenouille. Langue chaude qui fouille. Je mords mon poing pour étouffer les cris. Bruits humides, clapotis obscènes. Sa barbe râpe mes lèvres intimes. Doigts en moi, courbés, cognent mon point G. Souffle chaud sur ma rosette. Je jouis vite, cuisses tremblantes, jus coulant sur son menton. Il se redresse, bite sortie, veinée, gland luisant. Je le guide en moi d’un coup sec. Pleine, étirée. Il pilonne sauvage. Peau contre peau, clacs humides. Mes nibards claquent. ‘Plus fort, baise-moi comme une pute’, je gronde bas. Il obéit, mains crispées sur mes hanches. Couloir résonne de nos souffles rauques, gémissements étouffés. On glisse vers ma piaule. Ronfleurs dedans. Ciara allume. Sourire complice. Allemands se joignent. Orgie explose. Sa bite en ma chatte, un Teuton dans mon cul. Double pénétration. Étouffée, déchirée de plaisir. Piercing claque sur sa queue. Cris sourds. Ciara suce mes seins, langue divine. Corps en feu, sueur partout. Il jouit en moi, chaud, épais. Je hurle muette, orgasme qui secoue tout.
L’Approche dans les Ombres Humides
Aube grise filtre. Il dort contre mon dos, bite molle entre mes fesses. Miguel toque à la porte. ‘Dépêche !’ Jabril se lève, yeux brillants. Il m’embrasse vite, muet. Pas de promesses. Je souris, anonyme totale. Porte claque. Il part avec ses potes, vélos chargés. Je reste nue sur le lit, Ciara ronfle à côté. Odeur de sperme et sueur imprègne les draps. Je me lève, douche rapide. Eau efface les marques. Cheveux noués, robe blanche, sandales aux pieds. Descends, café tiède. Léonard évite mon regard. Je pars dans Galway, foule anonyme. Pluie fine lave la nuit. Personne ne saura. Juste l’instant gravé en moi : sa peau chaude, ses grognements, mon corps possédé. Inconnue à nouveau, prête pour le prochain.