C’était dans son Manoir de Neuilly-sur-Seine, trois semaines après le BloodyBall. Les lumières tamisées filtraient à travers les volets, l’air chargé d’une odeur de betterave et de vieux cristal. Vladislas de Vermillion rentrait seul, son secret viral le rongeant encore. Moi, Anonyme, j’avais suivi les rumeurs sur les réseaux nocturnes. Une mortelle consentante via Bloodsharing, mais pour moi, pas de nom, pas de trace. Juste l’instant, la faim de peau. J’avais escaladé le mur du jardin, ombre parmi les ombres, cape noire effleurant les rosiers fanés. Mon cœur battait fort, mais pas de peur. Plaisir pur de l’inconnu. Je le vis par la fenêtre du salon, affalé dans un fauteuil de velours rouge, verre de jus rouge à la main, teint d’ivoire luisant sous la lune. Ses yeux rubis voilés de lassitude millénaire. J’hésitai une seconde, puis poussai la porte-fenêtre. Silence. Il sursauta, crocs rétractés. ‘Qui êtes-vous ?’ souffla-t-il. Je ne répondis pas. Masque vénitien couvrant mon visage, robe latex moulante fendue jusqu’aux hanches. Je m’approchai, doigts glissant sur sa chemise ouverte, sentant la froideur de sa peau immortelle contre ma chaleur vive. ‘Pas de questions. Juste ça.’ Ma voix rauque, anonyme. Il grogna, affamé d’autre chose que de betterave. Ses mains saisirent mes hanches, me plaquant contre lui. Odeur de vinaigre balsamique sur son souffle. Je décidai là : zéro passé, zéro futur. Seulement nos corps en feu.
Son bureau s’effondra sous nous. Il me bascula sur le plateau de marbre froid, ma robe remontée d’un geste brutal. ‘Putain, t’es brûlante,’ haleta-t-il, lèvres contre mon cou sans mordre – son allergie, son secret. Mes cuisses s’ouvrirent, chatte déjà trempée, palpitante. Sa bite dure comme l’acier millénaire jaillit, veines saillantes, tête gonflée violacée. Pas de préliminaires. Il plongea en moi d’un coup sec, grognement primal échappant de sa gorge. ‘Baise-moi fort, vampire végan,’ je gémis, ongles griffant son dos d’ivoire, traçant des sillons rouges qui ne guériraient pas tout de suite. Chocs violents, claquements humides de chair contre chair. Sa peau froide contre la mienne en sueur, contraste électrique. Souffle court, halètements saccadés. ‘T’es si serrée, salope anonyme,’ cracha-t-il, hanches pistonant sans merci, bureau tremblant sous les assauts. Je cambrai le dos, seins jaillissant du latex, tétons durs frottés par ses paumes glaciales. Gouttes de sueur coulant entre mes seins, son jus de betterave renversé tachant ma cuisse. Bruits obscènes : succions mouillées, peaux claquant, mes cris rauques ‘Plus profond, déchire-moi !’ Il accéléra, bites enfouie jusqu’aux couilles, frottant mon clito à chaque retrait. Orgasme monte, vague brûlante. ‘Je jouis, putain !’ hurlai-je, spasmes contractant autour de lui, jus giclant sur ses cuisses pâles. Il rugit, se vidant en moi d’un trait chaud, immortel, pulsations interminables remplissant ma chatte. Corps secoués, sueur et sperme mêlés, haleine lourde.
L’approche dans l’ombre du manoir
On resta pantelants dix secondes, son poids froid sur moi. Puis je le repoussai doucement, me redressai. Pas un mot. Je rajustai ma robe, masque intact. Il tendit la main, murmure ‘Ton nom ?’ Je secouai la tête, sourire carnassier sous le loup. Glissai hors du bureau, pieds nus sur le parquet froid, cape refermée. Portail du jardin franchi en silence, nuit parisienne m’avalant. Lui, seul avec son jus renversé et l’odeur de ma chatte sur sa bite. Moi, redevenue étranger, fantôme dans la ville. Juste l’instant gravé, brut, parfait.