Je m’ennuie dans mon salon plongé dans la pénombre. Cinquante-cinq ans. Retraitée. Enfants partis depuis longtemps. Michel rentre tard ce soir. J’éteins la télé abrutissante. Mon regard glisse vers la vitre. La ville s’allume sous un ciel mauve, fenêtres comme un Avent géant en été. Juste pour moi. Personne ne sait qui je suis. Anonyme. Pas de nom, pas de passé. Seulement l’instant.
De l’autre barre de l’immeuble en L, au troisième étage comme moi, un écran bleuté brille. Pas une télé. Un ordi. Une petite blonde en chignon tape au clavier. Irène Tournay, la nouvelle voisine. Timide, belle. Croisée dans l’escalier. Son mari Christian entre. Grand, lunettes, sérieux. Il masse ses épaules. Pas de rideaux encore. Je les vois nets. Ils sont beaux. Sur l’écran, une brune en lycra rouge pose au bord d’une piscine. Porno. Elle écarte ses bretelles, exhibe ses seins lourds. Irène fixe l’écran, fascinée. Christian insiste ses caresses. Trois queues bandées surgissent à l’écran. Irène écarte les cuisses, s’enfonce dans son siège.
L’approche dans le noir total
Mon index hésite sur l’interrupteur du volet. Deux millimètres. Mais non. Je reste. Immobile. Appart noir. Jean sombre, t-shirt gris. Invisible. Anonyme dans l’ombre. La brune à genoux suce vorace. Se caresse la chatte trempée, malaxe ses nichons. Christian dépoitraille Irène. Pince ses tétons roses. Elle rejette la tête en arrière, souffle court. Je salive. Ma gorge se noue. Chaleur monte. Peur d’être vue ? Oubliée. Fascinée par ces corps luisants, muqueuses carmin, sperme ocres coulant.
Christian repousse Irène. Elle tâtonne sa braguette. Il l’emmène ailleurs. Lampe s’allume dans leur chambre. Ombre chinoise au mur : elle à genoux, lui main sur sa tête. Rythme imposé. Glouglous humides imaginés. C’en est trop. Je grimpe aux toilettes, vasistas. Vue parfaite. Cul nu. Jean et culotte virent par terre. Pied sur cuvette. Irène nue suce Christian. Gorge profonde. Boules massées. Sa queue suinte sel mâle. Il la retourne. À quatre pattes. Elle écarte ses lèvres roses, trempées. Chatte offerte.
L’explosion de désir bestial
Il l’embroche. Profond. Claques fesses sonores. Chignon défait, mèches collées sueur. Pouce dans son cul. Elle adore. Dos rond. Double pénétration. Je bande clito dur. Doigts fous sur bouton glissant, mouille chaude coulant cuisses. Jumelles du placard. Optique grossit : verge fuseau dans chatte, doigt prépare anus. Je m’enfonce phalange cul à moi. Grognement étouffé. Paume écrase clito. Chaud, humide. Il sort de chatte, plaque gland sur œillet. Entre lent. Irène avale tout.
Il grimpe dessus. Accroupi. Pilonne vertical. Cul serré bouffe sa bite énorme. Elle secouée comme poupée. Il accélère. Déchaîné. Raide soudain. Jute en elle, lampées grasses. Elle hurle dans oreiller. Mon orgasme explose. Vague tonnerre ventre. Doigts engloutis chatte-anus. Jus gicle cuisses. Couvercle craque mais tient. Je descends vite. Silence. Range jumelles, habits. Orgasme palpite encore. Corps tremble. Michel rentre bientôt ? Peu importe. Je disparais dans ombre.
Aucun trace. Pas vue. Pas entendue. Juste l’instant passé. Sexe brut gravé. Demain, anonyme totale. Étrangère en ville. Faim revenue. Prête pour prochain frisson.