Le Château du Sexe. L’odeur d’urine et de bière fermentée me colle à la peau, mélange avec la suie de mon show. J’ai fini trempée, froide, mais bouillante dedans. Mon regard accroche ce type au fond, halo noir menaçant, seul avec des soldats. Il pue le danger, le fric, le besoin. Pas de nom, pas de passé. Juste lui, client anonyme pour moi, Anonyme. Je décide là : ombre totale. Personne ne saura qui je suis sous ce maquillage trash, ces fringues déchirées qui puent le cheap. Je glisse sur la piste mouillée, cul fumant encore en souvenir, et je m’assois sur ses cuisses dures. Sa chaleur traverse mon pantalon ignifuge trempé. ‘Je suis éteinte, et j’ai froid’, je murmure rauque, en fouillant son portefeuille. Trois cents ducats. Son prix à lui. Il paie sans broncher. Mes seins frôlent son torse, son souffle court contre mon cou sale. On se lève, je l’entraîne vers l’escalier sombre, sans un mot de plus. Pas de sourire complice. Juste l’instinct animal. Dans le corridor puant, je sens son érection presser contre moi. L’ombre nous avale.
La chambre. Petit trou minable, matelas qui couine déjà sous nos pas. Porte claquée, fenêtre ouverte sur la nuit crade du Zoccolo. Il me plaque au mur, mains rudes sur mes hanches. ‘T’es à moi pour trois cents’, il grogne, voix basse et sale. Je hoche la tête, yeux durs de pute combative. Pas de pimp, pas de gratuité. Il baisse mon pantalon trempé d’un coup sec, l’air froid fouette ma chatte rasée, déjà lisse et gonflée. Son condom claque, lubrifié, prêt. Il me plie en avant, mains sur le mur gluante. Sa bite épaisse pousse d’un coup, m’emplit jusqu’au fond. ‘Doucement !’ je grogne pour le rôle, mais il enfonce plus fort, sauvage. Le lit grince quand il me jette dessus, à quatre pattes. Ses hanches claquent contre mes fesses, peau moite qui claque humide. Ma chatte serre autour de lui, chaleur liquide qui gicle à chaque coup. Son ventre tape mon cul, bruits obscènes, suc qui coule sur mes cuisses. ‘Baise comme une chienne ! Plus fort si tu veux des tips !’ il beugle, main dans mes cheveux, tirant ma tête en arrière. Je hurle faux-plaisir amplifié : ‘Oui, défonce-moi, client ! Remplis ta pute !’ Mon clito palpite, frotté par ses couilles lourdes qui claquent. Souffle court, halètements rauques, sueur qui dégouline entre mes seins nus. Le sommier hurle, tape le mur. Dehors, des rires, des applaudissements. Je jouis pour de vrai, spasmes violents, chatte qui convulse autour de sa queue dure. Il rugit, se vide en poussées brutales, corps secoué contre le mien. Chaleur de sa peau, sel de sa sueur sur mes lèvres. Trois cents ducats gagnés en dix minutes de feu pur.
L’Approche dans les Ténèbres du Zoccolo
Il s’effondre, pantelant. Je me dégage vite, sans regard. Ramasse mes fringues sales, les enfile à la va-vite. Cul encore rouge des claques, chatte endolorie qui palpite. ‘T’as eu ton fric de pute’, je lâche froid, voix d’acier. Porte ouverte, je disparais dans le corridor sombre sans un au revoir. Pas de numéro, pas de bisou. Juste l’ombre du Zoccolo qui m’engloutit. Dehors, néons qui grésillent, putes qui m’ignorent. Je fonds dans la foule, maquillage coulant, parfum cheap qui masque tout. Personne ne sait. Arkel ? Un client lambda. Moi ? Anonyme, déjà loin, prête pour le prochain inconnu. La ville avale mes traces, et mon corps vibre encore de ce sexe brut, sans écho.