Sur le palier de notre immeuble lyonnais, minuit sonne. Philippe me fixe, ses yeux noisette brillants après ce dîner en terrasse surplombant la ville. Il sourit, propose un café sur mon balcon. Mon cœur bat fort. Ce soir, je décide : je suis Anonyme. Pas de nom, pas d’histoire de pédiatre fraîchement nommée, pas de thèse soutenue. Juste l’instant, le sexe brut. Personne ne saura qui je suis vraiment. J’ouvre ma porte, l’invite à entrer. L’air est lourd, chargé d’électricité. Je verse l’eau dans la cafetière, dos tourné. Sa présence derrière moi, massive, 1m90 de muscles tendus. Je sens son regard sur mes hanches, sous ma robe légère.
Il craque le premier. Me plaque contre le mur du salon. Son corps dur contre le mien, chaleur écrasante. Sa bouche s’empare de la mienne, fougueuse, langue invasive. Je gémis dans le baiser, goût de vin rouge et désir. ‘Excuse-moi, j’en avais tellement envie’, souffle-t-il à mon oreille, voix rauque. Je ne réponds pas avec des mots. Mes mains agrippent sa nuque, l’attire plus près. Café oublié. Balcon sous les étoiles, silence complice. Nos yeux se parlent, promettent la tempête. Il prend ma main, m’entraîne en chambre. Obscurité lunaire. Il descend les bretelles de ma robe, tissu glisse à mes pieds. Nue, vulnérable, offerte.
L’approche dans l’ombre du palier
Il m’allonge sur le lit, souffle chaud dans mon cou. Baisers humides, mordillements. Ses mains explorent, paumes rugueuses sur ma peau frémissante. Seins gonflés, tétons durs comme cailloux. Il les pétrit, index effleure, puis aspire un téton. Langue experte, mordille. Mon souffle s’accélère, court, haletant. Entre mes cuisses, humidité brûlante. ‘T’es trempée, salope’, murmure-t-il, doigts glissent sous ma culotte de satin. Je soulève le bassin, il l’arrache. S’agenouille, tête entre mes jambes. Langue sur mon clito, vorace. Cercles lents, puis rapides. Je gémis fort, ‘Oui, lèche-moi comme ça !’ Corps arqué, ondes de feu. Il stoppe net, juste avant l’orgasme. Frustration délicieuse.
L’explosion de désir bestial
Il se redresse, lune éclaire son sexe dressé. Gland turgescent contre ma fente dégoulinante. ‘Tu veux ma bite ?’ grogne-t-il. ‘Baise-moi, fort !’ je halète. Il s’enfonce, lent d’abord, étire ma chatte. Puis va-et-vient puissants, claques de peaux moites. Lit grince, souffles syncopés. Ses mains pincent mes hanches, marques rouges. Je griffe son dos, ongles enfoncés. ‘T’es une chienne en chaleur’, halète-t-il, accélère. Mon clito frotte son pubis, plaisir monte, explosif. Je jouis la première, spasmes violents, cris rauques. Il suit, grogne, gicle au fond, chaud, abondant. Collapse à côté, sueur collante, cœurs battants.
Aube pointe, soleil vigoureux. On refait l’amour vite, animal. Bite raide en moi dès le réveil, coups de reins brutaux. Jouissance matinale, corps secoués. Petit-déj sur balcon, café amer. Il parle de relation suivie. Je souris, vague. Intérieur, je sais : c’était l’instant. Pas plus. Je me rhabille pendant qu’il somnole. Pas de mot, pas de numéro. Porte claque doucement. Dans l’ascenseur, je redeviens l’inconnue. Demain, simple bonjour au voisin. Lyon avale mes traces, je fonds dans la foule. Anonyme, affamée de la prochaine ombre.