Anonyme au bistrot : ma baise sauvage avec le voisin marié

J’étais au bistrot, ce trou à rats habituel. Les piliers de bar braillaient, torse nu sous la chaleur étouffante. Moi, grande carne poivre et sel, quinquagénaire tassée, je riais grassement avec eux. Un ballon de rouge descendu d’un trait, et hop, un autre. Les mecs déconnaient sur les ramonages de chaudière, les culs à défoncer. J’envoyais du lourd : ‘Y m’faut des bites qui bandent dur, pas vos queues molles.’

D’un œil, je capte le voisin. Celui d’en face, beau gosse marié, planqué à une table avec son collègue. Il me mate depuis des jours, je le sais. Chez le boucher, il a causé de moi. André m’a tout balancé. Il bande pour ma vulgarité, ma jument grisonnante. Parfait. Moi, Anonyme totale, pas de nom, pas d’histoire. Juste l’instant, le sexe pur.

L’approche dans l’ombre du zinc

Le bar se vide un peu, vacances obligent. Il s’approche, jambes flageolantes. ‘On est voisins, je vous paye un verre.’ Je le suis à sa table, avale son gin-tonic sans un mot. Puis, cash : ‘J’ai envie d’me faire tringler. T’as causé de moi au boucher. Viens sonner chez moi, je vis en face.’ Œillade vulgaire, et je retourne au zinc. Lui reste là, bite dure dans le froc. J’ai vu son regard : il va craquer.

Quelques jours plus tard, coup de sonnette. Gueule de bois monstre, robe de chambre crade, cheveux en vrac. ‘Entre, coquin.’ Cuisine fruste, café noir brûlant avalé en bruit de succion. Il mate, déçu. Vieille poivrote, pas la salope en chaleur fantasmée. Je le chauffe : ‘Ta salope de femme, elle est coincée au cul, hein ?’ Il rétorque, agacé. ‘Et toi, t’es chaude ou juste en gueule ?’

Je claque la porte de la chambre, me laisse tomber sur le lit. Ronflements feints. Il suit, voit le gode noir sur la table de nuit. Remonte ma nuisette, fesses à l’air. Odeur forte de chatte et d’cul, pas douchée depuis la veille. Ses mains tremblent sur ma peau chaude, flasque. Il suce mon anus, langue humide qui fouille. Je grogne : ‘T’aimes mon derche, hein ? Défonce-moi l’cul, ptit vicieux.’

L’explosion viscérale et la fuite anonyme

Capote enfilée, sa queue épaisse me perce. Chaleur étouffante, sueur qui coule. ‘Putain, t’es gros, remplit mon trou.’ Il pilonne, souffles courts, claquements de peaux moites. Je pousse des ‘ah ouais, bourre plus fort’. Il jouit, figé en moi, poids écrasant. Bruit obscène en se retirant. Je lui arrache la capote, avale sa bite ramollie, aspire le sperme tiède. ‘Hummm, délicieux.’

À plat dos, cuisses écartées, chatte glabre sombre, odeur musquée entêtante. Il plonge, langue vorace sur mon clito gonflé. Je jouis vite, spasmes violents, cris rauques. Encore frémissante, il m’empale avec le gode, noir et veineux. ‘Tringler comme une chienne !’ Il martèle, je couine, grimaces de plaisir. ‘Ça fait longtemps qu’on m’a pas baisée comme ça. Les poivrots du bar, queues molles.’ Je balance : ‘Léon la semaine dernière, quéquette minuscule. Hervé, le vieux rachitique de chez toi. Et d’autres.’ Il bande encore.

On enchaîne : bouche, chatte, cul. Trois trous ravagés, sueur poisseuse, jus qui gicle. Dialogues sales : ‘Pipette, c’est mon surnom, j’suce comme une reine.’ Il me démonte, bruits de succion, pets anaux, gémissements bestiaux. Peau brûlante, cœurs qui cognent, lits qui grince.

Après-midi cramée, il repart, préservatifs vides. Moi, Anonyme, je referme la porte. Pas de numéro, pas de futur. Juste l’écho de sa queue dans mes chairs. Dehors, je titube au bistrot, verre en main, comme avant. Étrangère totale, prête pour le prochain. Personne ne sait, personne ne saura. L’instant s’efface, je disparais dans la foule des soûlards.

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