Collioure. La mer murmure comme les vagues de la Centrale. J’erre près du port, ombre fluide dans la lumière qui écoute. Les notifications du forum crépitent encore dans ma tête : L’Artiste qui se retire, Charlie67 qui mord, Pattie et son stylo rouge. Moi ? Anonyme. Personne ne sait mon vrai nom. Pas de passé, pas de futur. Juste ce soir, cette faim brute.
Je le repère près du banc, silhouette de mots, odeur de sel. Lui, c’est L’Artiste, ou ce qu’il en reste. Fantôme pâle après son post d’adieu. Il fixe la voile turquoise, celle qui s’éloigne et revient. Mon cœur cogne. Je décide : anonyme totale. Pas un mot sur moi. Juste l’instant, le sexe qui brûle. Je m’approche, hanches balancées, robe légère qui colle à ma peau moite. La brise salée durcit mes tétons. Il tourne la tête. Ses yeux s’allument, comme un 👍 de Mike06200.
L’Ombre de la Centrale : Mon Choix Anonyme
“T’es qui ?” souffle-t-il, voix rauque. “Personne. Juste ce soir.” Ma main glisse sur son bras, chaleur immédiate. On marche vers l’ombre d’un balcon, là où Jade passe parfois. Mes lèvres frôlent son oreille : “Pas de questions. Baise-moi comme un refus argumenté.” Il grogne, m’attrape la nuque. Sa bouche s’écrase sur la mienne, langue invasive, goût de vin et de frustration. Mes cuisses tremblent déjà. On plaque contre le mur tiède, pierre rugueuse qui érafle mon dos.
Ses mains déchirent ma robe. Culotte arrachée d’un coup sec. “Putain, t’es trempée,” ricane-t-il, doigts enfoncés dans ma chatte gonflée. Je gémis, souffle court, ongles dans sa chemise. “Fais-moi mal, comme Charlie.” Il rit sombre, déboutonne son jean. Sa bite jaillit, dure, veineuse, tête luisante. Je la saisis, pompeuse, salive qui coule. Il me soulève, jambes écartées, et m’empale d’un thrust violent. Un cri m’échappe, mélange douleur-plaisir. Sa queue me remplit, cogne le fond, jus qui gicle déjà.
Disparition dans la Nuit de Collioure
On baise comme des bêtes. Coups de reins sauvages, claques de peau moite. “T’aimes ça, salope anonyme ?” gronde-t-il, pinçant mes nichons lourds. “Oui, défonce-moi, ignore mon nom !” haleté-je, chatte qui palpite autour de lui. Odeur de sueur, de mer, de foutre. Il me retourne, me penche sur le banc. Fesse haute, il claque mon cul rougeoyant. Bite qui replonge, plus profond, prostate qui pulse. Mes jus ruissellent sur ses couilles. Bruits obscènes : ploc-ploc, gémissements rauques. Je jouis la première, spasme violent, cris étouffés dans mon poing. Il suit, grogne “Refus accepté !”, et gicle en moi, chaud, abondant.
On halète, corps collés, sueur qui refroidit. Son sperme coule le long de mes cuisses. Pas un mot tendre. Je me dégage, robe froissée, sourire en coin. “À plus tard, peut-être.” Comme son papier dans le chapeau. Il hoche la tête, essoufflé. Je repars, pieds nus sur les galets froids. La Centrale bippe au loin dans ma poche, mais je l’ignore. Devenue étrangère à nouveau. Collioure avale mon ombre. Pas de traces, pas de vagues retenues. Juste le sel sur ma peau, et cette faim qui recommencera.