La grotte pue la terre humide et la paille des animaux. Sol 3, cette planète paumée à 50 000 années-lumière de chez nous. La Merkabah flotte au-dessus, sa lueur bleue comme une étoile de Noël. Leon dort dans sa couchette high-tech, Joe ronfle à côté, repu de mes pipes quotidiennes. Post-accouchement, mon corps hurle encore de vide. Vulve gonflée, mais mon cul palpite. Affamée. Dehors, le taureau – ce bœuf qu’on a régénéré avec le rayon mauve. Ses couilles énormes, repoussées en quelques secondes. Bite dressée, claquant contre son ventre poilu. L’âne mate, son membre pendouille jusqu’au sol. Mais c’est lui, le taureau, qui m’appelle. Personne ne sait mon nom ici. Pas Joe ce soir. Pas les bédouins au loin. Je suis Anonyme. Une ombre en robe bleue relevée. Halo du générateur gravitationnel autour de ma tête, traducteur qui bourdonne. Je décide : pas de passé, pas de futur. Juste ce cul offert à l’inconnu. Le choix de l’ombre totale. Je glisse dehors, pieds nus sur la roche chaude. Nuit étouffante, étoiles brillantes. Merk’ veille. Mon cœur cogne. Souffle déjà court. Il tourne la tête, naseaux dilatés. Odeur musquée, animale. Ma chatte mouille malgré tout.
Sa peau est brûlante sous mes doigts. Poils raides, muscles saillants. “T’es prêt pour une inconnue, mon gros ?” je murmure, voix rauque. Il grogne, bite tressaute, veines gonflées, gland luisant de pré-sperme épais. Pas de mots. Traducteur capte son désir primal. Je m’agenouille d’abord, main autour de ce monstre. Chaud, pulsant. À peine ma paume l’englobe. Je lèche, sel âcre sur langue. Joe ? Oublié. L’âne renifle, excité. Mais c’est son tour. Je me redresse, robe sur taille. Cul cambré contre son flanc massif. “Défonce-moi, salaud.” Il renifle mon entrée, langue râpeuse effleure. Tremblements. Puis, son gland bute mon trou. Lubrifié par sa bave et mon jus. Pression. Déchirement lent. Cris étouffés dans mon poing. Chaleur infernale envahit mes entrailles. Il s’enfonce, centimètre par centimètre. Boyaux distendus, plénitude obscène. Souffle court, halètements. Il rue d’un coup. Va-et-vient sauvages. Claques humides de chair contre fourrure. Mon cul clapote autour de sa bête. “Plus fort, putain !” je gémis. Ses couilles ballottent, giflent mes cuisses. Sueur coule, perle sur ma peau moite. Seins lourds ballottent, tétons durs. Orgasme monte, spasmes. Il accélère, grognements sourds. Bruits : succions, pets obscènes, chair qui gicle. Explosion. Son sperme jaillit, brûlant, litres chauds inondent mon rectum. Je jouis, vision brouillée, jambes flageolantes. Il pulse encore, déborde, coule en ruisseaux blancs sur mes chevilles.
L’Approche dans l’Ombre Étoilée
Je me retire doucement. Trou béant, palpitant, sperme gicle. Jambes tremblantes, je titube. Pas un regard en arrière. L’âne bande toujours, mais non. Retour à l’ombre de la grotte. Essuie vite avec un bout de robe. Odeur forte sur peau. Leon remue, Joe marmonne. Je m’allonge, corps fourbu, comblé. Demain, mages viendront peut-être. Eux non plus ne sauront pas. Je suis repartie. Étrangère totale. Ville ou désert, même combat. Pas de traces, pas de nom. Juste l’instant gravé dans ma chair. Merk’ brille toujours. Secrets de Sol 3.