6h43. Le lit est chaud, mon corps nu enfoui sous la couette. Je sens la porte s’ouvrir doucement. Une présence. Inconnue pour lui, ombre totale pour moi. Pas de nom, pas d’hier, juste ce matin. Sa main effleure ma cheville. Peau chaude, soyeuse. Je ne bouge pas. Mon cœur accélère, mais je reste muette. Il remonte, lent, sur ma cuisse fuselée. Grain fin, doux. Intérieur de cuisse, là où ça picote déjà. Je respire profond, feins le sommeil. Il écarte la couette. Air frais sur mes fesses rondes, mes replis humides. Je suis offerte, anonyme. Son doigt frôle mes lèvres. Soupir étouffé. Il insiste, glisse dedans. Humidité naissante, collante. Gémissement rauque. 6h51. Il choisit le désir. Baisers sur mes fesses, langue qui lèche, goût salé de ma peau. Mordillements. Doigt qui fouille plus profond. Je cambre imperceptiblement. Invitation muette. Il plonge son visage. Langue large, lapant ma cyprine. Cri surpris. Chaleur humide de sa bouche. Je m’ouvre, jambes écartées, pieds repliés sur fesses. Bouton gonflé, langue pointue qui tournoie. Mains sur mes seins menus, tétons pincés, durs comme cailloux. Souffle court, bassin qui ondule. Gémissements qui montent, envahissent la chambre. Sa langue accélère, suce fort. Je mords l’oreiller, corps tendu. Orgasme explose, cris aigus, muscles qui se contractent.
Il se redresse, pantalon tombe. Queue raide, veinée. Sourire complice, mais je reste anonyme, yeux mi-clos. Il s’installe entre mes cuisses. Baiser tendre, langues qui dansent, goût de moi sur lui. Ses mains sous chemise, peau contre peau. Jambes autour de ses hanches, pieds qui pressent ses fesses. ‘Baise-moi’, je murmure enfin, voix rauque. Il pénètre, lent, épais, remplissant ma chatte trempée. Grognements. Mouvements contrôlés, puis plus forts. Je griffe son torse musclé, ongles dans la chair. ‘Plus fort, enfonce-toi !’ Cris syncopés. Son bassin claque contre le mien, bruits humides, sucs qui giclent. Tétons roulés entre mes doigts, plaisir double. Rythme fou, sueur qui perle, odeurs de sexe cru. Vagin qui l’aspire, serre. ‘Je vais jouir, putain !’ Corps cambré, cri primal. Il lâche, sperme chaud qui gicle au fond, spasmes.
L’Approche Silencieuse
7h27. Il halète, m’embrasse tendrement. Erreur. Je me dégage doucement, corps encore frémissant. Pas de mots doux, pas de câlin. Je me lève, nue, fesses marquées de ses dents. Ramasse mes fringues éparpillées : culotte, jean slim, top moulant. Il ferme les yeux, épuisé. J’enfile vite, silencieuse. Regard sur son visage endormi par le plaisir. Inconnu redevenu. Porte de chambre claque doucement. Salon, chaussures. Clé ? Aucune, entrée forcée hier soir ? Mystère. Je sors, escalier froid. Rue déserte, aube grise. Brise sur peau moite. Métro au loin. Traces effacées. Juste son goût en moi, sperme qui coule. Anonyme totale. Prochaine ombre attend.