Le parc municipal s’assombrit sous la lune. Éric et moi, on traîne près du lac. Charline et son mec sur un banc, collés comme des ados. Je les mate depuis l’allée. Mon dragon tatoué palpite déjà sur mon ventre. Personne ne me connaît. Je suis Anonyme. Pas de nom, pas d’histoire. Juste ce soir, ce corps qui bout. Éric sent mon envie. On s’approche, prétexte bidon sur une tour. Leurs yeux s’écarquillent. Charline rayonne. Le mec fronce les sourcils. Parfait. Je reste ombre. On suit le chemin de terre, rires des filles devant, nous derrière, tendus. Clairière, vieille tour éclairée. On grimpe les marches raides, souffles courts. Au sommet, vue sur la ville. Hurlements à la lune avec Charline. Nos mecs nous regardent, effarés. Mon cœur cogne. Je décide : ce soir, je baise l’inconnu. Sans traces. Éric propose l’appart. Vide, immense. J’insiste. Soif, dit la gourmande en moi.
Dans la cuisine high-tech, radio hurle Eye of the Tiger. J’ondule, mains sur mes seins. Charline suit. Blouse qui s’ouvre, boutons sautent. On échange fringues, soutifs au sol. Tennis volent. Jeans tombent. Éric et le mec fuient à la bière. On descend nues. Jeu de secrets. Mon dragon contre son félin. Lutte au sol. Je plaque Charline, main dans sa culotte. Elle couine, mouille déjà. “Touche mon minou!” Sa chatte chaude palpite sous mes doigts. Elle inverse, me doigte. Seins tendus, souffles rauques. On se frotte, peaux en feu. Je grimpe sur lui au pouf. Culotte virée. Sa bouche sur mon dragon, langue qui fouille. Doigts dans ma fente, puis mon cul. “Mets ton doigt!” Je hurle presque. Clito sucé, anus enfoncé. Orgasme explose, cuisses tremblent, mouille gicle. Je le suce, queue raide, veines gonflées. Gland salivé, couilles léchées. Il gémit, bite en bouche. Sur le pouf, je le guide dans mon cul. Serré, brûlant. “Baise-moi le cul!” Il pousse, je me caresse la chatte. Sperme chaud gicle profond. Cris fusent, corps secoués. Peau moite, sueur salée, bruits de succion, claquements humides.
L’approche dans l’ombre du parc
Corps lourds, rires complices. Charline et Éric baisent à côté, grognements sourds. Je me lève, nue, dragon luisant. Veste sur l’épaule. Pas un mot sur moi. Téléphone de Charline en poche, déjà effacé. “À plus, les amants.” Porte claque. Escalier, rue froide. Park en vue, lumières dansent. Je fonds dans la nuit. Étrangère demain. Juste ce feu dans les reins, ce goût de sperme et de chatte. Anonyme forever.