La porte de la chambre s’ouvre doucement. L’hôpital sent le désinfectant et la solitude. Julien est là, plâtré, pâle, les yeux écarquillés. Sa mère jacasse, surexcitée. Elle m’a traînée ici après ma visite chez eux. Pour elle, je suis la petite amie parfaite. Pour lui, je reste une ombre. Personne ne connaît mon vrai nom. Jamais. Je suis Anonyme. Juste ce corps plantureux, cette assurance qui le désarme. Je décide là, en entrant : pas de passé, pas de futur. Seulement l’instant. Le sexe brut. Son regard me bouffe déjà. Je souris, malicieuse. Sa mère m’embrasse, me présente. Je m’assois sur le lit, frôle sa joue. Mes lèvres effleurent les siennes. Un baiser volé, langue qui force un peu. Il rougit. Parfait. Sa mère s’extasie. Elles papotent, interminables. Moi, je fixe Julien. Mes yeux disent : attends, ça va exploser.
La porte claque enfin. Sa mère file avec l’infirmière. Seuls. Mon souffle s’accélère. Le sien aussi. Sans un mot, ma main glisse sous les draps. Sa cuisse blessée palpite sous mes doigts. Pas de slip. Facile. Je trouve sa bite, molle encore, chaude comme un fer à repasser. Je la serre. Elle gonfle instantanément. Durcie, veinée, prête. “Putain, t’es déjà dur pour moi”, je murmure, voix rauque. Il halète, poings serrés. Ma paume frotte, lente, puis rapide. La peau glisse, prépuce qui remonte. Bruits humides, clap clap discret. Sa queue tressaute. Je pompe fort, pouce sur le gland sensible. Gouttes de pré-cum perlent, chaudes, salées sur mes doigts. Son bassin se soulève. Souffle court, râles étouffés. “T’aimes quand je te branle comme une pute, hein Julien ?” Il hoche la tête, muet, yeux fous.
L’approche silencieuse et mystérieuse
Je me penche. Bouche ouverte, chaude, humide. Je l’engloutis d’un coup. Gorge profonde. Sa bite cogne mon palais, dure comme bois. Je suce, aspirant fort. Slurp slurp, bruits obscènes dans la chambre stérile. Ma langue tournoie, lèche le frein, descend sur les couilles lourdes. Je les aspire, une par une, boules poilues dans ma bouche. Il gémit, “Oh merde…”. Je relève les yeux, le fixe. Malice pure. Je reviens sur la hampe, tête qui monte descend vite. Salive coule, bave sur ses œufs. Ma main branle la base, bouche sur le haut. Rythme infernal. Sa peau brûle, pulse. Il bande au max, prêt à craquer. “Vas-y, gicle-moi la gueule, sale vicieux”. Il explose. Jets chauds, épais. Foutre salé inonde ma bouche, déborde. Je vise : visage aspergé. Joues, nez, lèvres, cou dégoulinants. Blanc crémeux dans mes cheveux courts. Odeur musquée, goût amer. Je lèche mes lèvres, savoure.
La porte s’ouvre. Infirmière. Je bondis, kleenex en main. Sperme encore visible. Elle sourit, complice. “Y’en reste ?” je lance, provoc. Elle rit, change la perfusion, file. Julien, rouge, muet. Sa mère revient, béate. Tout colle, dit-elle. Je joue le jeu, bisous, câlins. Puis, car à prendre, je pars avec elle. Bras dessus bras dessous. Dehors, je monte dans le car. Ville qui avale. Je disparais. Aucune trace. Pour Julien, juste un flash : cette inconnue, cette bouche magique. Moi ? Redevenue ombre. Anonyme totale. Prête pour le prochain. Souffle calmé, chatte humide encore. L’instant passé, effacé. Brutal, parfait.