La sonnette retentit dans mon appartement. Cœur qui cogne un peu. J’ai posé les billets sur le bar américain, bien visibles. Pas de nom sur la porte. Juste ‘Anonyme’ pour moi. Quarante ans, blonde aux cheveux courts, formes souples sous ma robe légère. Mais ça, il ne le saura pas vraiment. L’instant seulement compte.
J’ouvre la porte. Il est là. Matthieu, le petit nouveau dont on m’a vanté les mérites. Grand, brun, yeux sombres comme ceux d’un ancien fantôme. Costume ajusté, odeur de savon frais et de désir contenu. ‘Bonsoir’, murmure-t-il. Voix grave. Je recule d’un pas, dans la pénombre du couloir. Pas de bise. Pas de prénom échangé. ‘Les règles sont simples’, dis-je d’une traite. ‘Tu prends l’argent. Tu me baises jusqu’à ce que je dise stop. Pas de questions. Pas d’histoires.’ Il hoche la tête, ramasse les billets sans un mot. Ferme la porte. Le clic résonne. Son souffle s’accélère déjà.
L’approche dans l’ombre anonyme
Je le guide vers le salon. Lumières tamisées. Rideaux tirés. Anonymat total. Il pose sa mallette. Sort une bouteille de Jurançon. Mais je secoue la tête. ‘Direct au but.’ Ma voix rauque. Il sourit, carnassier. Ses mains sur mes épaules. Chaleur immédiate à travers le tissu. Je sens son érection contre ma cuisse. Dure. Épaisse. Promesse brute. Pas de caresses tendres. Je tire sur sa ceinture. Zip qui descend. Sa queue jaillit, veinée, plaquée contre son ventre. Je la saisis. Peau brûlante, veloutée. Il grogne.
Il me plaque contre le mur. Robe relevée d’un geste. Culotte arrachée. Ses doigts explorent ma fente déjà trempée. ‘Putain, t’es prête’, souffle-t-il. J’acquiesce, ongles dans son dos. ‘Baise-moi fort.’ Sa langue sur mon cou, salive chaude. Mamelons qui durcissent sous ses paumes rugueuses. Je halète. Odeur de sueur qui monte. Il me soulève. Jambes autour de ses hanches. Sa bite contre mes lèvres intimes. Un coup de reins. Il s’enfonce. Remplissage total. Chaud, pulsant. Je crie. Mur qui tremble.
L’explosion sauvage et les disparitions
Vague après vague. Il pilonne. Coups secs, profonds. Bruits de chair claquant. Suc qui gicle. ‘Plus fort, salaud !’ Ma voix brisée. Il obéit. Doigts enfoncés dans mes fesses. Souffle court contre mon oreille. ‘T’aimes ça, hein ? Ta chatte qui serre.’ Oui. Orgasme qui monte. Ventre qui se contracte. Je jouis violemment. Jus qui coule sur ses couilles. Il continue. Inlassable. Me retourne. Face au mur. Me pénètre par-derrière. Bite qui frotte mon point G. Deuxième vague. Je hurle. Larmes aux yeux. Sa main sur ma bouche. ‘Chut, ouais, comme ça.’ Éjaculation proche. Je le sens gonfler.
‘Dans ma bouche.’ Il sort. Me met à genoux. Queue luisante devant mon visage. Je l’engloutis. Goût salé, musqué. Gorge profonde. Il empoigne mes cheveux. Baises ma bouche. Gémissements gutturaux. Jet chaud. Sur ma langue. J’avale. Tout. Épuisée, sexe gonflé, rouge. Il halète encore.
Dix minutes plus tard. Il se rhabille. Billets disparus. ‘À bientôt ?’ tente-t-il. Je secoue la tête. ‘Non. C’était l’instant.’ Porte ouverte. Il sort. Pas de regard en arrière. Je referme. Rideau. Eau chaude sur ma peau. Plus de traces. Anonyme repart dans la ville. Prête pour le prochain. Seule. Libre. Corps comblé, esprit clair. La vie reprend. Graphiste le jour. Tigresse payante la nuit.